Peu à peu, en même temps que les mains n'ont plus eu de raison d'être, les visages se sont figés. Les émotions confinées à l'intérieur n'ont plus retranscrit sur les traits leur subtilité. Ils se brûlent mais aucun rictus ne vient affecter le coin de leur bouche; ils aiment mais aucun sourire ne déverrouille leur bouche. Ils sont tristes et rien ne se lit sur leur visage, pas même la tristesse. Pétrifiés. Des statues. Avec, à l'intérieur, dans un reste d'entrailles, des choses qui s'apparentent à des sensations.
Te souviens-tu des visages sculptés sur certaines façades, les yeux vides, l'expression fixe? Ils sont pires.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire