Mathilde, Betty, et maintenant ma propre imagination se dérobaient à ma convoitise. Je prenais sur moi pour rester agréable au monde alentour, pour ne pas tomber dans l'aigreur absolue. Je me faisais violence, comme on dit. Quelle violence. Par mutilation mentale je finissais par m'interdire toute pensée scabreuse; je lisais à n'en plus pouvoir, trouvant dans la lecture un semblant de répit, une échappée belle. Je m'enlisais dans une forme spéciale d'abrutissement par la littérature, comme d'autres dans l'orgie. Je devenais un robot, étranger à mon corps, laissant le désir fuir là où bon lui semblait.
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