<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061</id><updated>2012-01-26T10:05:42.374-08:00</updated><category term='Coup de coeur'/><category term='nouvelles'/><category term='Milan'/><category term='Mignardises'/><category term='Le Plus'/><category term='Chanson?'/><category term='Bizarre la fille'/><category term='Porto'/><category term='Peinture'/><category term='LMDM'/><category term='voyages'/><category term='Le Chat qui louche'/><category term='Journée-type'/><category term='Extraits'/><category term='Billet'/><category term='poésie'/><title type='text'>Clémence Dumper</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>119</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1914860765139613937</id><published>2012-01-25T06:51:00.000-08:00</published><updated>2012-01-25T06:52:27.883-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Les mots affamés</title><content type='html'>Il chuchote. Il chuchote des choses de telle sorte que les choses en question semblent se chuchoter d'elles-mêmes. Un grésillement d'insecte. Un babil d'enfant calme. Une radio mal réglée. Les sons sont si bas que l'on entend autant les bruits que fait sa bouche en les articulant. Un bruit liquide que quelques consonnes durcissent par moment. Ses yeux sont mi-clos, un air grave drape son visage, comme un linceul sur un corps sans vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La voix se hisse sur des tonalités plus escarpées: il parle désormais. Ses mains s'agitent et dessinent dans l'air des arabesques roses. Il s'emballe. Son interlocuteur doit s'inquiéter. Son interlocuteur a peur. Son interlocuteur est le vide dans la pièce. A la limite, les chaises, la petite table et le lit écoutent, sans broncher, empêtrés dans leur vie monotone.&lt;br /&gt;Il est debout. Il est droit, le doigt pointé vers le plafond, vers le ciel peut-être. Et les mots sortent lentement de sa bouche. Timides tout d'abord, ils osent dépasser la limite des lèvres gercées. Une lettre après l'autre, comme autant de pattes, les mots bestioles débordent sur son menton, s'embronchent dans sa barbe hirsute, ils risquent de s'y perdre mais, vaillants, ils surmontent l'obstacle et descendent le long de sa maigre silhouette. Ils arrivent par terre, démultipliés, renforcés. Ils caracolent sur le parquet. Ca crépite. Ca chahute pour se frayer un chemin à travers l'espace. Les mots n'ont pas de sens, sont sans queue ni tête. Qu'importe: ils courent, du sol au plafond. Ils envahissent, ils colonisent le vide. Sur les murs ils grimpent avec ardeur, opiniâtres et indépendants. Ils se faufilent dans chaque recoin, leur sonorité grouille, partout. Partout ils se glissent, aisément, sans demander leur reste.&lt;br /&gt;Lui, il continue, il débite des paroles dépourvues de cohérence. Le grouillement se fait musique, petit concert réservé aux initiés. Les objets ne bronchent pas, tandis que les mots bouffent l'ensemble. Sa bouche n'en peut plus. Les mots sont sur son corps; ils le dévorent aussi, comme autant de charognards motivés par la faim.&lt;br /&gt;Tu ouvres la pièce. Un homme gît, méconnaissable, carcasse noircie par la parole. Les mots l'ont dévoré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1914860765139613937?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1914860765139613937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2012/01/les-mots-affames.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1914860765139613937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1914860765139613937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2012/01/les-mots-affames.html' title='Les mots affamés'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5684293134983505200</id><published>2012-01-19T06:36:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T00:15:09.378-08:00</updated><title type='text'>Aphorismes</title><content type='html'>« L'erreur a ceci de fascinant qu'elle se prend, à l'origine, pour une réussite incomprise. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les lendemains qui chantent feraient mieux de se taire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Choir, après tout, n'est qu'une forme alitée de la vie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Se réfugier dans l'absurdité, seule réalité honorable. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« - Objets inanimés, avez-vous donc une âme? - Plutôt crever! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les gens sont cons comme des dimanches. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les illusions sont les gueules de bois de l'idéal. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L'homme descend du singe; il y remonte aussi, souvent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On n'est jamais mieux desservi que par soi-même. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A chaque amour suffit sa haine. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ne jamais dire "fontaine, je ne boirai pas de tonneau" »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mon animal préféré? L'homme. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Longtemps, je me suis couchée de bonheur. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La peur de tomber est pire que la chute. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Une règle: l'exception. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" La fin est l'avenir de l'homme. "&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5684293134983505200?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5684293134983505200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2012/01/aphorismes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5684293134983505200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5684293134983505200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2012/01/aphorismes.html' title='Aphorismes'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2571828963915533645</id><published>2012-01-06T04:14:00.000-08:00</published><updated>2012-01-06T04:19:57.352-08:00</updated><title type='text'>Tuer le monde</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;  font-style: normal; text-decoration: none" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt; Les mots de Guido. Les écouter jusqu'à la lie. Désapprendre la langue chiffrée. Revenir à ce temps que tu crois meilleur, plus humain, moins machine. Remonter à la surface de cette époque boueuse, trouble, qui englue l'entendement, force le sourire et déteste les pleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;  font-style: normal; text-decoration: none" align="JUSTIFY"&gt;  &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un café. Son goût encore une fois perverti par ces saveurs sucrées. Il faut bien se nourrir. Il faut bien faire croire. Que, dans le fond, tu es comme eux, que tu ne cherches rien d'autre que le sourire, comme eux. Il faut participer au détestable spectacle des humains abrutis, pour lesquels le bonheur réside dans des plaisirs simples, comme le rire, les gâteaux, l'écran. Parfois t'étreint l'envie d'anéantir les hommes, ce qu'ils sont devenus. Ce monde t'a rendu génocidaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;  font-style: normal; text-decoration: none;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Marcher chasse peu à peu ces idées, les diffuse dans l'air, à la manière d'un parfum dont tu te dépossèderais à chacun de tes pas. Les corbeaux sont légion dans cette ville obscure et leurs croassements mêmes semblent débauchés. Ces cris là ne sont pas les mêmes qu'avant. Ils en sont des échos. Leur sonorité artificielle, régulière, te fait penser à ces jouets éducatifs qui imitent les cris des animaux. Retourne l'univers et devine l'animal qui parle. Voilà ce qu'est devenu le monde: un vaste jeu éducatif pour les pauvres gosses que nous sommes, qui déploie sous nos yeux ses artifices chamarrés, ses formes si ludiques qu'il nous faut toucher, deviner: et sur nos faces fades, le sourire béat de l'enfant maintient l'illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;font-style: normal; text-decoration: none" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2571828963915533645?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2571828963915533645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2012/01/tuer-le-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2571828963915533645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2571828963915533645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2012/01/tuer-le-monde.html' title='Tuer le monde'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5643548226048340394</id><published>2011-12-29T00:35:00.000-08:00</published><updated>2011-12-29T07:32:51.605-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Au loin</title><content type='html'>Viens loin du monde&lt;br /&gt;Ta peau&lt;br /&gt;Comme une île sauvage,&lt;br /&gt;Où le soleil s'échoue, sans douleur,&lt;br /&gt;Où je me perds dans le dédale hypnotique de tes parfums.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viens loin sous la nuit&lt;br /&gt;Qui pleut des étoiles ou des perles,&lt;br /&gt;Ta peau&lt;br /&gt;Comme un sable brûlant,&lt;br /&gt;Où je me roule,&lt;br /&gt;Où chaque grain recèle un monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viens loin,&lt;br /&gt;Je me loverais dans ton mystère,&lt;br /&gt;Et tout le reste s'oubliera.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5643548226048340394?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5643548226048340394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/12/au-loin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5643548226048340394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5643548226048340394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/12/au-loin.html' title='Au loin'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2908793814021382762</id><published>2011-12-12T00:46:00.000-08:00</published><updated>2011-12-12T00:48:37.071-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Vertige</title><content type='html'>&lt;i&gt;Assise au bar, accoudée devant un cocktail aux couleurs prometteuses.  Son visage est figé, son regard est perdu, sa tête est posée sur son  poing droit, dans un geste las. Elle ne le voit pas arriver. Elle ne  l'entend pas commander le même cocktail que mademoiselle.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonsoir! On se serait pas déjà croisés nulle part?&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pas de réponse. Regard en biais.&lt;br /&gt;- &lt;/i&gt;Je suis plein de défauts vous savez. Vous ne voudriez pas devenir ma qualité pour quelques minutes?&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Coins de bouche qui se soulèvent -sorte de sourire.&lt;br /&gt;- &lt;/i&gt;Ca ne vous fait rien? Ca ne vous fiche pas la trouille? De se dire  que, pendant qu'on est là, à regarder stagner nos vies, il y en a qui  naissent, il y en a qui souffrent, il y en a qui pleurent, d'autres qui  tuent, certains qui sont seuls à en crever, des pères qui tremblent  devant leur nouveau-né, des femmes qui sourient en pensant à l'amour,  des adolescents qui veulent bouffer le monde, d'autres rongés par le  mal-être, des attentes sans espoir dans le hall des urgences, des  agonies latentes au plus profond des tripes, des petits problèmes, de  lourdes mélancolies, de la haine imbuvable, des joies suspendues, des  insomnies diaboliques, des erreurs qui se font, qui se sont faites, qui  se feront, des décisions impossibles, des choix sans lendemains, des  sentiments larvés qui attendent patiemment l'élément déclencheur qui  foutra tout en l'air... N'est-ce pas un vertige? Un gouffre du fond  duquel on croit entendre hurler nos ombres qui s'agitent?&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pas de réponse. Elle sirote son breuvage; elle a levé sa tête de son poing.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Ses yeux se plantent indolemment dans ceux de cet homme qui pourrait parler seul.&lt;br /&gt;- &lt;/i&gt;Je crois qu'il y a ce vertige en chacun de nous. Je crois que  l'attraction terrestre est seulement là pour nous empêcher de nous  envoler. On grouille à la surface du monde, on court comme les enfants  dans le parc, sans but, dans tous les sens. On court et seule compte  cette course. La destination est dans la course. L'arrivée se confond  avec le départ. Les étoiles s'en foutent, elles rient dans leur ombre  confortable. On les jalouse. On veut être les étoiles et nos pieds sont  des poids, sont du plomb. Jamais on ne s'envole. On boit pour s'envoler,  finalement on s'y noie. Plus profond encore, sous la ligne de  flottaison. On oublie mais le monde, lui, continue de grouiller, de  naître et de mourir. Il continue de nous bouffer gentiment. Ses  mâchoires sont solides, ses dents laissent quelque trace sur nos âmes  gonflées de questions. Dans la bouche du monde on court, on cherche la  sortie et nos certitudes tissent des barbelés sur lesquels on s'écorche.  Nos plaies sont la seule preuve tangible de notre existence. Si vous le  vouliez, je vous laisserais poser vos mains comme des pansements sur  mes blessures. Je mettrais ma main sur la votre. Voilà. On se donnerait  la main. Dans le nœud de nos doigts un envol se ferait. Prenez ma main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le cocktail est fini. Un lichen mousseux, sucré, s'accroche  fermement aux parois du verre. Elle se tourne vers lui et ses yeux sont  mouillés. Elle lui prend la main. Au loin un grouillement s'acharne, tend ses bras infinis pour les retenir. Il est trop tard. Ils se sont envolés.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2908793814021382762?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2908793814021382762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/12/vertige.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2908793814021382762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2908793814021382762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/12/vertige.html' title='Vertige'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4035340700618372200</id><published>2011-12-06T08:09:00.005-08:00</published><updated>2011-12-07T03:15:13.064-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Langue étrange</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tu ignores ce qu'il raconte, vraisemblablement quelque chose qui l'émeut, une confidence, un grain de sa vie. La mélodie est telle qu'une boule se forme dans ta gorge. Tu sens tes yeux s'embuer. Ce qu'il raconte est triste. Notre monde est triste. Ce qu'il raconte est perdu, pour toujours, bouffé par la langue chiffrée. Tu ne sais pas si tu pleures. Ses paroles coulent, dévalent les pentes lisses de ton incompréhension, renforcent ta migraine. Dans ton cerveau des efforts surhumains trépignent pour entendre et échouent. L'incapacité. L'impuissance. Ton entendement est un puits ténébreux dans lequel ses mots se noient sans se débattre. Ses mots vivent pour eux-mêmes, pour lui. Pour toi ils ne sont que des cadavres exhumés, malheureusement méconnaissables car trop longtemps tapis dans l'ombre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tu savais cette langue autrefois, dans une autre vie; tu jouais toi aussi de cette musique, tu maîtrisais ces rythmes, ces exclamations, ces chansons qui sont de simples conversations. Tu fermes les yeux. Dans ta tête, au delà de la migraine se dresse un somptueux spectacle, aux couleurs désuètes: des gens. Des murmures. De la vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;  font-style: normal; text-decoration: none" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tu ne comprends rien. Tu es le spectateur passif et inculte d'une existence effacée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4035340700618372200?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4035340700618372200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/12/langue-etrange_2745.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4035340700618372200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4035340700618372200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/12/langue-etrange_2745.html' title='Langue étrange'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1263519871358981930</id><published>2011-11-22T05:59:00.000-08:00</published><updated>2011-11-22T06:03:21.200-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Pleine de grâce</title><content type='html'>Tu la devines à travers la vitre, sorte de fleur munie de jambes, un  chapeau comme un pétale. Elle entre dans le bar et le décor rougit. Là  où elle regarde, là où elle pose ses gestes, là où sa voix jaillit, là  où elle prend place, le morne devient grâce. La tasse luit entre ses  doigts; tu soupçonnes le café de se muer en ambroisie au contact de sa  bouche pareille à l'incendie. Des cernes noient son regard dans un puits  ténébreux, où des hommes en grand nombre ont du perdre leur âme, au  contact des deux flammes qui se prennent pour des yeux. Elle lit, elle  écrit, penchée sur sa table comme la tige d'un roseau qui ploie sous la  rosée, les cheveux en cascade escortant son mystère. La fascination  qu'elle exerce sur toi se heurte à son absence car, cela est sûr, elle  n'est pas vraiment là, happée par des mots que tu jalouses à mort. Elle  est là sans y être, elle est là par hasard. La tasse ne fume plus, ton  cœur prend le relais et flambe en silence, et derrière ton comptoir tu  es en train de fondre. Elle se lève lentement, nonchalante et ailleurs,  déjà un peu partie. Elle quitte le bar et le décor se fane, gratifié  d'un &lt;i&gt;au revoir&lt;/i&gt; sonore et redouté. Tu vas chercher sa tasse,  relique caféine chargée de rouge à lèvres. Tu ne laves pas la tasse. Tu  l'entasses. Avec toutes ses sœurs que tu collectionnes depuis  l'éternité. Au creux de ta solitude qui ressemble à un temple, son culte est assuré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1263519871358981930?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1263519871358981930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/11/pleine-de-grace.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1263519871358981930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1263519871358981930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/11/pleine-de-grace.html' title='Pleine de grâce'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2031197847873342857</id><published>2011-11-14T07:18:00.000-08:00</published><updated>2011-11-14T12:14:11.928-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Déterrer la lumière</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;Dans tes retranchements où règne l'obscurité tu devras avancer, ramper dans les méandres de la mémoire comme dans un labyrinthe fou. Ne crois pas t'y perdre. Dans cette nuit qui est tienne, il y aura forcément une forme de réponse. Emmurée, enterrée dans un cercueil si joliment décoré que personne ne pense qu'il y a dessous quelque chose de mort. Tu creuseras, avec le peu de ferveur qui te reste, avec ton cerveau tellement épuisé. Tu creuseras et déterreras la lumière. Cela prendra du temps. Les lettres sont nombreuses et ce monde est piégeur. Tu te lances, tu avances vers ce gouffre que tu sais dangereux autant que prometteur. Aux portes de ta fatigue, de tes doutes grimés en certitudes, s'agglutinent des promesses acharnées. Elle replient leurs ailes et serrent leurs poings pour défoncer les évidences.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;Ereintées, tes pensées finissent par s'enfuir. Tu te rends compte que tu es en train de fixer une affiche annonçant une conférence du Professeur Carlton sur la Langue Absolue. Tu y vois évidemment un signe. Tu t'approches, tu regardes la date, essaies d'enregistrer le lieu -tu peux encore faire ça- et tu commences à plaindre le Professeur en anticipant les problèmes et les questions que tu vas lui poser. Il l'aura bien cherché.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2031197847873342857?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2031197847873342857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/11/deterrer-la-lumiere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2031197847873342857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2031197847873342857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/11/deterrer-la-lumiere.html' title='Déterrer la lumière'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2012482203232809865</id><published>2011-11-03T09:16:00.000-07:00</published><updated>2011-11-03T09:28:05.331-07:00</updated><title type='text'>Enténébrée</title><content type='html'>Embuée comme l’œil d'un malheureux cyclope, la fenêtre laisse filtrer  l'âme d'un ciel violet et, entre deux nuées qui nagent sur le vent,  dérobé à l'opacité qui annonce l'orage, se découpe un morceau de nuit à  visage humain. Agitées, les branches imitent le murmure de la pluie et  la nocturne figure a fui vers les coulisses d'un horizon liquide. Tu  étais là, pourtant, dans ces ténèbres entrevues, dans ce vestige de  ciel, c'était bien ton portrait qui se filigranait : l’œil peut voir ce  qu'il veut, s'il se prend pour un cœur. Je n'étais qu'un nuage qui  caressait ton ombre. Sur la vitre la buée, assassine, a ponctué le rêve.  Vers le lit refroidi, j'ai marché d'un pas lourd.&lt;br /&gt;&lt;div style="padding:0px;margin-left:0px;margin-top:0px;overflow:hidden;word-wrap:break-word;color:black;font-size:10px;text-align:left;line-height:130%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2012482203232809865?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2012482203232809865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/11/entenebree.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2012482203232809865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2012482203232809865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/11/entenebree.html' title='Enténébrée'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8967900691661316764</id><published>2011-10-28T00:33:00.000-07:00</published><updated>2011-10-28T05:33:57.009-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Gustave et son espoir</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A l'heure où s'effondre le jour, où se cachent les ombres en attendant  la lune, Gustave se lève, sortant de sa nuit à lui qui se passe le  jour. Il salue brièvement l'étranger dans le miroir avant d'aller  traîner sa carcasse et son spleen dans des rues vides de sens. L'asphalte luisant d'humidité et l'odeur de pigeon sale lui firent  penser qu'il avait du pleuvoir et cela le réconforta d'étrange façon.&lt;br /&gt;Traîner dans les veines de la ville, en être le sang impur, chargé de  vices et de venin, en être un globule, rouge, blanc, gris même, en être  le pouls mourant. Gustave aimait. Voir dans chaque passant une vie qui  se trompe, déchiffrer les façades qui parfois semblent sourire, laisser  glisser les yeux des autres qui fatalement se ruent sur lui, les yeux  comme des gouttes lourdes sur une cuirasse grasse, les yeux n'ont pas de  prise sur Gustave. Il a appris ce tour depuis longtemps: se ficher du  regard des autres; il faut dire que quelques coups de poings bien placés  ont eu raison de son éventuelle empathie envers la race humaine.&lt;br /&gt;Gustave marche et sa barbe a un goût de tabac, et il n'a d'autre but que  de marcher sans fin, jusqu'à s'épuiser, jusqu'à oublier que, sur son  âme crasseuse, il y a peut-être un corps. Il aime ça Gustave. Il aime  oublier le corps: il a alors l'impression de ne plus être humain.  L'épuisement physique lui donne l'illusion d'être un dieu. Chaque pas  comme une fuite. Chaque heure qui s'écoule lui ôte un peu de force. Sur  un parking rendu livide par des lampadaires atrophiés, il croit voir  sous des roues une ombre qui s'agite. Il s'approche, curieux, et ne voit  que son espoir en train d'agoniser. Gustave hésite. Cet espoir-là est  presque mort, et pourtant... Pourtant Gustave le prend, lui donne  quelques claques pour le ramener à lui. L'espoir tousse, crache, vomit  même tout l'or qu'il avait avalé. Gustave le caresse. Il l'emmaillote  dans son gilet troué et l'entoure de ses mains qui font comme une bulle.  Il fait sombre mais un sourire fragmente sa barbe. L'espoir bien au  chaud dans ses paumes grises, Gustave reprend sa course, sa "balade du  sursis", comme il dit.&lt;br /&gt;Marche Gustave. Tu ne sais faire que ça. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8967900691661316764?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8967900691661316764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/gustave-et-son-espoir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8967900691661316764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8967900691661316764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/gustave-et-son-espoir.html' title='Gustave et son espoir'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5294157707837437571</id><published>2011-10-25T03:37:00.000-07:00</published><updated>2011-10-25T03:42:02.482-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Evolution</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Peu à peu, en même temps que les mains n'ont plus eu de raison d'être, les visages se sont figés. Les émotions confinées à l'intérieur n'ont plus retranscrit sur les traits leur subtilité. Ils se brûlent mais aucun rictus ne vient affecter le coin de leur bouche;  ils  aiment mais aucun sourire ne déverrouille leur bouche. Ils sont tristes et rien ne se lit sur leur visage, pas même la tristesse. Pétrifiés. Des statues. Avec, à l'intérieur, dans un reste d'entrailles, des choses qui s'apparentent à des sensations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Te souviens-tu des visages sculptés sur certaines façades, les yeux vides, l'expression fixe? Ils sont pires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5294157707837437571?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5294157707837437571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/evolution.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5294157707837437571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5294157707837437571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/evolution.html' title='Evolution'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1104806341029587181</id><published>2011-10-24T01:46:00.000-07:00</published><updated>2011-10-24T10:18:33.986-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Sentiments dérangés</title><content type='html'>Sa rouge est bouche et ses cieux des éclairs qui foudroient l'immobile.&lt;br /&gt;Dans la folie ta tête, dans tes veines de la lave, dans le tourment ton âme.&lt;br /&gt;Pire qu'une feuille sous le vent, prendre sa main oser.&lt;br /&gt;Sur le bord du chemin abandonner ta peur comme un chien en été.&lt;br /&gt;Bouche incendie, mains embrasées, et les demains toujours promis, interminables, inassouvis.&lt;br /&gt;Creuser la nuit qui vous entoure, étreindre la lumière, les bras longs comme des routes et vous deux comme des rêves.&lt;br /&gt;Les souvenirs se font oublier tandis que de l'or coule sous les paupières en berne.&lt;br /&gt;Sa rouge est bouche et ses cheveux te noient d'une langueur si lourde que le souffle est coupé.&lt;br /&gt;Sa rouge est bouche et boit le ciel qui soudain violette sur vos ombres.&lt;br /&gt;Sa rage s'est cachée sous le désir contrit,&lt;br /&gt;Sur l'horizon s'allongent vos espoirs évanouis&lt;br /&gt;Et l'avenir s'assoiffe de vous voir enlacés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1104806341029587181?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1104806341029587181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/sentiments-deranges.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1104806341029587181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1104806341029587181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/sentiments-deranges.html' title='Sentiments dérangés'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7262743840756766959</id><published>2011-10-17T01:44:00.000-07:00</published><updated>2011-10-24T06:19:20.295-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Désenchanté manège</title><content type='html'>Ne tentons pas le diable,&lt;br /&gt;Laissons-le succomber&lt;br /&gt;Au charme redoutable&lt;br /&gt;Des anges retombés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Armé jusqu'aux yeux,&lt;br /&gt;De lourdes balles coulent&lt;br /&gt;Sur tes joues, et le feu&lt;br /&gt;En douce étreint la foule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manège en route&lt;br /&gt;Machines lancés&lt;br /&gt;Carnage en soute&lt;br /&gt;Crânes écrasés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pompon était rouge&lt;br /&gt;Sang. Qui a tiré&lt;br /&gt;Sur tout ce qui bouge?&lt;br /&gt;L'homme avancé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle bat son plein&lt;br /&gt;Sur toutes les chaines&lt;br /&gt;Qui t'enlacent comme un chien&lt;br /&gt;Friand de haine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es sur le manège&lt;br /&gt;Et je tourne avec toi.&lt;br /&gt;Le pompon était rouge&lt;br /&gt;Sang. On l'a gagné.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7262743840756766959?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7262743840756766959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/desenchante-manege.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7262743840756766959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7262743840756766959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/desenchante-manege.html' title='Désenchanté manège'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1776434338098111379</id><published>2011-10-12T05:02:00.000-07:00</published><updated>2011-10-12T05:04:19.597-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Laisser fuir le désir</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mathilde, Betty, et maintenant ma propre imagination se dérobaient à ma convoitise. Je prenais sur moi pour rester agréable au monde alentour, pour ne pas tomber dans l'aigreur absolue. Je me faisais violence, comme on dit. Quelle violence. Par mutilation mentale je finissais par m'interdire toute pensée scabreuse; je lisais à n'en plus pouvoir, trouvant dans la lecture un semblant de répit, une échappée belle. Je m'enlisais dans une forme spéciale d'abrutissement par la littérature, comme d'autres dans l'orgie. Je devenais un robot, étranger à mon corps, laissant le désir fuir là où bon lui semblait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1776434338098111379?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1776434338098111379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/laisser-fuir-le-desir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1776434338098111379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1776434338098111379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/laisser-fuir-le-desir.html' title='Laisser fuir le désir'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7127637721031751108</id><published>2011-10-10T01:29:00.000-07:00</published><updated>2011-10-25T03:59:47.454-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>L'art de la fugue</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des bouches, des corps, des visages, dévorés par la joie languissent sur le sable pendant que le soleil s'immole sur l'horizon et qu'autour du carnage dansent quelques nuées.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Désormais végétales, modulées par le vent, les silhouettes vacillent sous l'azur qui rosit tandis que les étoiles, effrayées par les cris, se réfugient en pleurs dans les bras nus de l'ombre.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est l'heure d'une danse, extatique, hors du temps; c'est l'heure de leur chant qui caresse les cimes des arbres envoûtés. Saturées de sueur, les peaux brillent sous la lune et les sourires découpent des croissants ivoirins dans l'air qui s'alourdit. Les vagues, inlassables, s'échouent sur le rivage, touchent presque les flammes que les hommes ont créées.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il n'y a rien par ici qui ne soit exalté. Les embruns, le bois chaud, et l'épaisse forêt entremêlent leurs senteurs pour en faire une drogue. Du grain de sable fou aux étreintes cachées, un parfum d'évasion submerge chaque pore.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Reste au dedans. Garde tes yeux clos. Laisse les bruits de la ville aux portes de ton être. La fugue est l'idéale issue.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7127637721031751108?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7127637721031751108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/lart-de-la-fugue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7127637721031751108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7127637721031751108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/lart-de-la-fugue.html' title='L&apos;art de la fugue'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-662875278036479866</id><published>2011-10-02T02:03:00.000-07:00</published><updated>2011-10-02T02:12:18.704-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Train-train quotidien</title><content type='html'>Que faisait-on avant dans les trains? On regardait passer le paysage, on regardait passer le temps, sans avoir peur de le perdre, sans avoir peur de ne pas le rentabiliser. L'éventualité de l'ennui ne vous prenait pas à la gorge. Au contraire. On se plaisait à savourer l'ennui et le paysage pouvait bien s'accélérer, notre regard partait au-delà: il se noyait langoureusement dans la rêverie errante et le roulement rythmait gracieusement nos songes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faisait-on avant dans les trains? On lisait. Sans chiffres, sans écrans. Il existe aujourd'hui des sortes de livres, pour les nostalgiques, l'odeur des pages comme une fragrance, enveloppant les histoires d'un nimbe chaleureux, douillet, nous protégeant des autres. Mais sur la blancheur des pages il n'y a que des chiffres. Des tirets en guise de ponctuation.&lt;br /&gt;Désormais tu peux faire Paris-Turin en dix minutes. Le temps ne se savoure plus, ne coule plus dans la gorge; il demeure coincé aux portes de notre bouche, triste comme la mort.&lt;br /&gt;Ce monde te déplaît.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-662875278036479866?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/662875278036479866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/train-train-quotidien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/662875278036479866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/662875278036479866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/10/train-train-quotidien.html' title='Train-train quotidien'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8656875529972716004</id><published>2011-09-20T01:03:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:05:56.512-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Le moindre des mondes (once again)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les sensations. L'artillerie lourde. Là aussi il fut nécessaire de dépecer soigneusement  les sens, ôter avec une minutie d'orfèvre les délicats lambeaux qui recouvrent leur nature. Il fallait là des cerveaux, des psychanalystes, des neurochirurgiens. Il fallait peut-être trépaner des cobayes, lobotomiser çà et là ce que l'humain avait de plus complexe. Déshabiller les sens. Parvenir à l'essence absolue, au nombre d'or.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On imagine une armée de petits cerveaux bien alignés dans un laboratoire, criblés d'électrodes et sur lesquels se penchent les mains démesurées des démiurges. On imagine des tables d'opération dégoûtantes, autour desquelles les médecins poussaient des jurons lorsqu'ils touchaient le mauvais endroit -l'erreur était humaine? On en est presque sûr- ou lorsque l'opéré, cet ingrat, leur claquait entre les doigts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On imagine. On ne se plait pas à imaginer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8656875529972716004?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8656875529972716004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/09/le-moindre-des-mondes-once-again.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8656875529972716004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8656875529972716004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/09/le-moindre-des-mondes-once-again.html' title='Le moindre des mondes (once again)'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-511226014044380683</id><published>2011-09-13T05:22:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:08:03.987-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Milan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Addormentata nella metropolitana</title><content type='html'>Il y avait du sommeil dans ses yeux, quelques corps flottants de rêves  inachevés nageant dans son iris. Sur la joue pâle les cils pesants  s'effondraient, le temps d'une hésitation, promesses d'une ombre  ponctuelle qui rappellerait la nuit. Une moue délicieuse confirmait  l'abandon, cependant que les tressaillements du wagon devenaient  bercement. Le cou cédait lui aussi à la lourdeur de l'âme et sa tête  dodelinait à la manière de l'étoffe que meut un léger souffle. Les  autres alentour affichaient le maussade visage du matin métropolitain  alors qu'elle s'enfonçait un peu plus dans l'oreiller velouté de sa  chevelure sombre. Il était difficile de discerner un âge, au mieux  devinait-on un songe reposant, loin de tout, une fabuleuse invitation au  somme, submergée par la frénésie citadine.&lt;br /&gt;Elle n'était pas là.&lt;br /&gt;Des ombres sinueuses s'agitaient dans un va-et-vient de ruche; à chaque arrêt la valse des travailleurs blasés.&lt;br /&gt;Elle, elle dormait.&lt;br /&gt;Je descendis à mon tour, ma journée éclairée par cette madone assoupie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-511226014044380683?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/511226014044380683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/09/addormentata-nella-metropolitana.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/511226014044380683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/511226014044380683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/09/addormentata-nella-metropolitana.html' title='Addormentata nella metropolitana'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1292528575869224413</id><published>2011-09-08T06:28:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:08:31.272-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Milan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>I tetti milanesi</title><content type='html'>Leur terre tellement cuite leur donne l'éclat du vieux feu, lorsque l'astre diurne ricoche sur leurs écailles de carassin vorace et monstrueux.&lt;br /&gt;Des tuiles indolentes qui protègent, à la manière d'une peau, les vies toujours mobiles des grandes cités modernes. Les tuiles, elles, sont vieilles, cuirasses minérales qui semblent plier parfois sous le poids de l'orage. Elles sont aux nuages ce que le khôl est à l'iris: elles en exaltent la lumière et en protègent la splendeur dans un écrin délicieusement vermillonné. Lorsque la lune se gonfle, un sortilège les meut en caméléons: elles deviennent bleutées, pareilles à de l'ardoise recouverte d'argent. Elles sont les nonchalants témoins des amours volatiles, et jamais sous la foudre ne faut leur insouciance. La rumeur de la rue les indiffère drôlement, de même que le temps qui glisse sur leurs rondeurs. Une seule chose leur importe: leur perpétuel duel avec les cieux, quand vient le crépuscule.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1292528575869224413?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1292528575869224413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/09/i-tetti-milanesi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1292528575869224413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1292528575869224413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/09/i-tetti-milanesi.html' title='I tetti milanesi'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-6768266164643635490</id><published>2011-08-26T01:52:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:09:24.295-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Le moindre des mondes...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Approche-toi des momies. De toute façon elles ne te verront pas. Pose ta main sur leur peau parchemin. Concentre-toi. Au début tu ne sentiras rien, un soupçon peut-être. La peau est fraiche, sèche. Appuie ta main. Sur la poitrine. Tu sens? Cette palpitation est si légère que tu crois l'avoir imaginée. Elle est là, tapie dans le corps mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu'aurais-tu fais à leur place? La même chose, n'en doute jamais. Tu n'as aucune supériorité. Les charmes de la chose auraient agi sur toi aussi. Tu te serais enroulé dans leur confort. Tu aurais même payé drôlement cher pour goûter au plaisir de la vie par le casque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Approche-toi. Laisse la technologie t'enlacer. On y est tellement bien. Tu remarqueras que le grésillement, désormais, est inaudible. Cela est mieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dehors, dans ce dehors mort, décharné, vidé de tout, les lueurs du crépuscule sont d'autant plus belles que personne ne les regarde. Les vraies merveilles n'ont pas de spectateurs. Et puis, les crépuscules, si tu les voyais dans l'autre vie, si tu les voyais! Cela est tellement bien fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au début il y avait quelques lacunes: la virtualité était terne. Il s'agissait d'images plates, comme au cinéma, les sensations en plus. Les teintes se sont diversifiées, les trois dimensions sont arrivées et tout était là, sur un plateau, dans un casque. Les yeux n'y croyaient pas. Les yeux étaient nos coeurs. Affolés, palpitants, ils tressaillaient de joie face au spectacle, comme des enfants devant le sapin gorgé de cadeaux. Nos yeux comme des bambins qu'on leurre avec un vieux mythe. Ils sont tombés dans le panneau sans même avoir mal, le cortège des sens cosmétisant le tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Approche. Dehors ils sont momies. Sous la peau ils sont fous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tu pleures sans t'en rendre compte. Tu te dis que. Un jour. Peut-être. Peut-être que la révolution sera de retourner à la vraie vie. Il sera trop tard mon ami. Nos cerveaux formatés, nos corps ridiculement inutiles ne supporteront pas le choc d'un retour au naturel. Cela n'est pas triste. Cela « est » seulement, ou du moins essaie d'être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les hommes l'ont bien voulu. Les hommes l'ont bien cherché. Tu sais, ils en avaient peut-être marre, à la fin, de n'être que des hommes. Etre des momies est plus original, on ne sait plus très bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-6768266164643635490?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/6768266164643635490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/le-moindre-des-mondes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6768266164643635490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6768266164643635490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/le-moindre-des-mondes.html' title='Le moindre des mondes...'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7860431294834068105</id><published>2011-08-23T07:58:00.000-07:00</published><updated>2011-08-23T14:05:08.273-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>L'autre jour</title><content type='html'>La nuit bleue la lune saoule&lt;br /&gt;Tourbillonnent à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;l'envi&lt;/span&gt;,&lt;br /&gt;Se noient dans tes rêves&lt;br /&gt;Avec pour seul vêtement&lt;br /&gt;La &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;fraîcheur&lt;/span&gt; de l'air&lt;br /&gt;Et sur tes épaules&lt;br /&gt;Le poids d'un monde mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouvre tes yeux liquides,&lt;br /&gt;Ils inonderont&lt;br /&gt;La terre craquelée&lt;br /&gt;Les racines d'une autre réalité&lt;br /&gt;Grouilleront&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Bruisseront&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Des erreurs comme des arbres&lt;br /&gt;Recouvriront l'éternité&lt;br /&gt;De leur ombre velours.&lt;br /&gt;Tout sera&lt;br /&gt;D'une infinie douceur.&lt;br /&gt;Les frontières apeurées&lt;br /&gt;Aux longs cheveux poussière&lt;br /&gt;Fuiront&lt;br /&gt;Au loin&lt;br /&gt;Le nouveau jour&lt;br /&gt;Ne s'est jamais levé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7860431294834068105?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7860431294834068105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/lautre-jour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7860431294834068105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7860431294834068105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/lautre-jour.html' title='L&apos;autre jour'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1849388114801756938</id><published>2011-08-18T04:44:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:10:36.042-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Le moindre des mondes (sorte de suite)</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a une existence qui se prend pour la vie. Elle est une ombre chinoise sur les murs du monde. L'ombre, les ombres, s'agitent, offrent un charmant spectacle. Mais dans les coulisses plus personne ne bouge. Les ombres chinoises ont pris le dessus et les marionnettistes se sont fait bouffer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a un amour, qui coule dans les réseaux. Ce n'est pas un ersatz, seulement un amour différé transféré. Les sentiments n'existent plus, au sens où les transports qu'ils provoquaient autrefois se sont réfugiés à l'intérieur de l'être. Mains qui tremblent. Cœur qui s'emballe. Ventre creux. Peau humide. Non. (Oublier).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les sensations physiques crucifiées sur l'autel miteux de la modernité. Pour un peu on aurait dansé autour de ce massacre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Des liens se créent. Des rendez-vous. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On se fait beau. On croit que. Nos avatars ornés de parures aguicheuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On est honnête on dit ce que l'on est ce que l'on fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On ne l'est pas on raconte n'importe quoi. Que l'autre veut bien entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Notre imagination ne se heurte plus aux bornes du réel. On se séduit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Où est la vérité? &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Hors de tout cela.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'autre vérité passe dans les casques les câbles et le frémissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On s'en donne à coeur joie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On s'adonne à coeur joie aux plaisirs aux fantasmes. On y croit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je suis tu es il est nous sommes vous êtes ils sont autre chose. Bien moins bien plus que ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1849388114801756938?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1849388114801756938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/le-moindre-des-mondes-sorte-de-suite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1849388114801756938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1849388114801756938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/le-moindre-des-mondes-sorte-de-suite.html' title='Le moindre des mondes (sorte de suite)'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5747617067354467269</id><published>2011-08-05T06:41:00.000-07:00</published><updated>2011-08-05T06:54:39.886-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Porto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Minutes suspendues</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt;  Il marcha lentement, flâna au milieu des mouvances humaines avec, au fond de lui, l'impression d'être vivant pour la première fois. L'air était savoureux. Chaque pas, chaque regard qu'il posait sur cette ville au charme désuet s'enroulait dans une douceur particulière, rassurante. &lt;i&gt;Je vis mes derniers jours. &lt;/i&gt;Cette idée atténuait sa misanthropie. Comme si, en sachant qu'il allait mourir bientôt, il observait les hommes avec moins d'amertume.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt; La ville déroulait ses charmes avec pudeur ; elle ne s'offrait pas, les jambes ouvertes, au premier venu. Il fallait que le regard, patient, caresse et déshabille chaque façade. Il y trouvait, à tous les coups, un petit trésor. Une vieille statuette dans une alcôve grise, un visage grimaçant sculpté dans la pierre, des dorures patinées, poussiéreuses. Il goûtait tout cela avec la joie de l'enfant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt; Cette observation passionnée fut soudainement brouillée par le parfum. Intrusif, capiteux, plus fort que jamais: elle le dégageait une dernière fois dans son essence la plus pure, la plus condensée, avant qu'il ne la délaisse pour qu'elle retourne à une vie « normale ». Le jeune homme manqua de défaillir tellement il était submergé, lui si sensible aux odeurs, par cet effluve impossible.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt; Elle était là, perdue, assise sur le rebord de la fontaine aux lions, sa crinière dorée rendue légèrement mousseuse par l'air humide. Sa jeunesse apparente était inouïe et il prit soin d'en observer la moindre parcelle en s'approchant d'elle.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt; Une peau pure, laiteuse et rebondie, plus fragile qu'un pétale de fleur et qui pouvait rougir au moindre souffle. Des cils immenses, de ces cils que l'enfance prend plaisir à rendre démesurés, presque indécents et qui doivent -se dit-on alors jalousement- gêner la vue. La bouche pâle à peine éclose pour un sourire offre elle aussi toute la splendeur de la jeunesse, cette innocence fabuleuse qui se fane dès qu'on découvre le monde. Seuls ses yeux, deux mers d'un gris trop profond pour être  neuf, trahissent son âge. Il y a comme des rides qui flottent dans ses iris. Le gris est un noeud bien serré de plusieurs couleurs et, à force de fatigue, il fricote dangereusement avec le noir bleuté. Des yeux de vieille personne. Tout le reste est une enfant devenue trop vite femme.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" align="LEFT" lang="fr-FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5747617067354467269?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5747617067354467269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/minutes-suspendues.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5747617067354467269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5747617067354467269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/minutes-suspendues.html' title='Minutes suspendues'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1721369994873248421</id><published>2011-08-03T02:10:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:11:34.807-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Etranger au temps</title><content type='html'>Je suis étranger au passé, étranger au futur.&lt;br /&gt;&lt;div class="im"&gt;Même si je suis le fruit des années précédentes et la promesse en fleurs de celles à venir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'instant  d'avant est oubli, le suivant est chimère, seule l'aiguille sur le  cadran est sûre de sa course. L'unique chose qui compte, pour l'aiguille  opiniâtre, est d'avancer d'un pas. Ce pas sera pour elle sans grande  conséquences, comme celui d'avant. Elle est une insouciance en marche,  imperméable aux humeurs, à tous les événements.&lt;br /&gt;J'avance seulement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1721369994873248421?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1721369994873248421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/etranger-au-temps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1721369994873248421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1721369994873248421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/08/etranger-au-temps.html' title='Etranger au temps'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4338975705283731302</id><published>2011-07-29T06:37:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:12:06.615-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LMDM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Le moindre des mondes</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On ne sait plus très bien comment cela a commencé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On ne veut surtout pas savoir comment cela va finir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Partout dans le monde civilisé les rues sont désertes. Les animaux domestiques, las, se sont laissés mourir de faim. Aussi quelques ossements de chat ou de chiens jonchent les sols des villes sales, dont personne aujourd'hui ne bat le pavé. Parfois ces cadavres ont une allure humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La vie semble avoir abandonné les cités. Le grouillement d'antan, dynamique et fatigant, n'existe plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les souterrains de métro ne sont plus que les galeries maussades de taupes disparues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Plus de grouillement mais, presque imperceptible, un grésillement sourd de toutes les habitations. Une sorte de tension. Audible. Si la sensibilité de la peau existait encore, chaque pore serait irrité par ce ténu frémissement. Presque électrique. Plus qu'électrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;La paix règne dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une paix qu'aucun ancien pacifiste n'aurait voulue. Une paix de mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les civilisations les plus démunies ont été décimées avant le Grand Changement. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La famine et les épidémies s'en sont donné à coeur joie, frappant de leurs ailes fatales le moindre nourrisson, le moindre morceau de vie trop fragile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La famine et les épidémies n'ont plus de prises auxquelles s'accrocher, de plaies où s'engouffrer. Elles ont quitté le monde, repues de leur carnage. Il n'y a plus de plaies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les animaux sont morts. Les forêts et les arbres sont de lointains souvenirs, soigneusement confinés dans les limbes d'un autre monde. Soigneusement oubliés. Tout ce qui constituait une forme de vie s'est enfui dans un gouffre avide. Seuls les océans et les mers, presque vides de poissons, continuent de clapoter, tempêtent de temps en temps, sans prises (eux aussi) sur les continents. Les inondations, les tsunami, les catastrophes naturelles se heurtent au dôme gigantesque, translucide, bulle monstrueuse qui recouvre chaque terre. Chaque terre est hermétique aux forces de la nature. La nature n'est que faiblesse. Le vent contourne le dôme, l'orage ricoche sur les solides parois de la bulle. Une chaleur diffuse a pris ses aises, en douce, là où autrefois il y avait des climats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="CENTER"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aucune voix, jamais, ne s'élève. Aucun cri d'enfant. Il n'y a plus d'enfants. Il n'y a que des enfants. Abrutis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les soupirs amoureux ne laissent plus flotter leur fragile langueur dans l'air trop lourd.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La colère de l'homme n'explose plus, ni en larmes, ni en clameurs. La joie est enterrée et personne, jamais, ne vient se recueillir sur son cercueil crasseux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La mort elle-même n'existe pratiquement plus. On ne meurt plus. On se déconnecte. On ne nait plus. Des existences virtuelles, çà et là, voient le jour, poussent à la manière de champignons vénéneux, des excroissances laides sur la terre veuve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et le grésillement continu, insidieux, propage ses ondes fourbes partout sous le dôme. Un insecte bourdonnant, invisible, qui envahit le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="CENTER"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a une existence, tapie dans les méandres de fils, d'écrans, d'images irréalistes. Une existence qui se propage à la façon d'un virus. Gourmande elle dévore tout ce qui pouvait rester de vie dite normale. Il n'y a là rien d'anormal. Plus rien n'est anormal. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On ne sait plus vraiment comment cela a commencé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On ne veut surtout pas savoir comment cela finira.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4338975705283731302?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4338975705283731302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/le-moindre-des-mondes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4338975705283731302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4338975705283731302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/le-moindre-des-mondes.html' title='Le moindre des mondes'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1781141072761141256</id><published>2011-07-24T08:25:00.000-07:00</published><updated>2011-08-03T02:16:20.338-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>L'été oublié</title><content type='html'>Elle arrache un à un les pétales de l'été qui rend l'âme en pleuvant,  tandis qu'en bas la plaine béante comme une plaie voit courir l'homme  triste après ses illusions. Les larmes azurées dégringolant des nues se  mêlent avec entrain au chagrin éprouvé et l'air se liquéfie au contact  de la peau patinée par la vie. Le bruissement du vent, dans les feuilles  engourdies, accompagne en chantant les cris d'oiseaux peureux; la  course sur les brins d'herbe crisse discrètement à la manière  d'aiguilles sur une horloge vieille. Epaisses et indolentes, les odeurs  s'étendent langoureusement sur tout le paysage; la colline est bleutée  et le ciel se noircit. Les pas s'affolent, l'homme s'épuise et trouve là  un étrange apaisement. Tout son corps est plongé dans la vertigineuse  quête du vide qui le guette. Son souffle devient court, son cœur lourd  s'accélère, laisse fuir les souvenirs vers l'opaque horizon. Elle est  indifférente. Elle est noyée dans le tout et un sourire aigu comme une  cicatrice ponctue son visage clair. Le laisser courir, le laisser  fatiguer. Qu'il aille, après tout, cet homme plein de rêves, au bout de  son dépit; il en reviendra fort.&lt;br /&gt;Elle rit maintenant. Le tonnerre s'éloigne. Elle ouvre alors des bras  aussi grands que le monde et recueille en son sein l'homme désenchanté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1781141072761141256?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1781141072761141256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/lete-oublie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1781141072761141256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1781141072761141256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/lete-oublie.html' title='L&apos;été oublié'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5729909121630586243</id><published>2011-07-12T02:09:00.000-07:00</published><updated>2011-07-12T02:13:16.115-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chanson?'/><title type='text'>Le désamour</title><content type='html'>Plus rien ne luit.&lt;br /&gt;Plus rien. Ne lui&lt;br /&gt;dis rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'emboutis&lt;br /&gt;à vive allure&lt;br /&gt;le pare-choc de la nuit.&lt;br /&gt;Sans la parure,&lt;br /&gt;sans le vernis&lt;br /&gt;tout s'écaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se nuit&lt;br /&gt;tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rouler à contre sens&lt;br /&gt;vers l'impasse muette&lt;br /&gt;des couples en berne&lt;br /&gt;des amours rances,&lt;br /&gt;rouler décapités,&lt;br /&gt;dépités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engloutis par la vie rapide,&lt;br /&gt;se croiser, les doigts las&lt;br /&gt;de se toucher,&lt;br /&gt;ne plus coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laisser la routine engluer&lt;br /&gt;les désirs d'autrefois&lt;br /&gt;et stranguler&lt;br /&gt;comme il se doit&lt;br /&gt;les rêves ébréchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des éclats trainent&lt;br /&gt;sur le sale sol&lt;br /&gt;du sale ennui&lt;br /&gt;que l'on refrène&lt;br /&gt;à coup d'alcool...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous tes mains il n'y a plus ma peau&lt;br /&gt;Sur ta bouche seulement des lambeaux&lt;br /&gt;De notre amour qui se détache,&lt;br /&gt;De nos étreintes toujours lâches.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5729909121630586243?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5729909121630586243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/le-desamour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5729909121630586243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5729909121630586243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/le-desamour.html' title='Le désamour'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1318776303834665962</id><published>2011-07-04T07:07:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T01:12:35.147-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Rideau!</title><content type='html'>Le rideau était lourd et opaque, de cette couleur qu'ont les choses  vieilles. Une non couleur, comme la poussière est une non fleur. On  pourrait dire qu'il avait, dans le temps, été bleu. On devinerait  presque quelques traces azurées, sans savoir réellement s'il s'agirait  là d'un souvenir coriace ou d'un effet du temps.&lt;br /&gt;Le rideau était lourd, seule certitude. Quant à son opacité, il se peut  qu'elle soit due à la saleté de l'air. On rêverait alors d'un rideau  transparent, d'une couleur joyeuse, estivale, légère et innocente comme  une chambre d'enfant. Mais cela ne s'accorderait pas à la lourdeur de  l'étoffe. Non, ce rideau n'a pas pu être un jour aérien. On le soupçonne  d'être fait de plomb, mêlé dans la fibre, un plomb qui lui donne un  solide drapé, à la manière d'une toge sur une statue grecque. Un tissus  qui ne volerait pas au moindre vent coulis. Un tissus minéral, en somme.&lt;br /&gt;Le rideau était lourd. On soupçonnerait même qu'aucune main humaine ne  fut assez forte pour le soulever, de ce geste énervé, mécanique, presque  anxieux, ce geste qui quémande une lumière vive. On rêverait du rideau  comme d'une paupière, gigantesque, théâtrale, qui se soulèverait sur un  spectacle désuet mais charmant. Une sorte de vie, là bas, derrière la  vitre comme derrière un écran. Une vie loin de nous, parée par la  distance de quelque teinte onirique. Une vie rêvée, forcément meilleure  que celle qui est ici, tapie dans un ombrage et impuissante face à ce  lourd rideau.&lt;br /&gt;Le rideau était lourd, de pierre, une paupière de mort. Plus rien ne  l'agite, rien ne le soulève. On se plait à penser qu'autrefois, dans un  temps, tu sais, ce temps où on n'existait pas, dans ce temps noir et  blanc, quelque amoureux transi guettait la fleur en fille. Un œil  derrière les pans de ce mur de tissus s'enflammait à la vue de la beauté  qui trottinait, bien inconsciente de son effet, vers un avenir encore  brillant.&lt;br /&gt;Le rideau était lourd, à la manière d'un ciel qui prépare l'orage,  gonflé, gorgé de violence. On verrait dans ce rideau une sorte de  spleen, opaque et pesant, étanche à tous les souffles. On soupirerait  d'aise. On tendrait le bras, gourd. On actionnerait la main, automate  autonome; on empoignerait la chose. Et la chose, indolente, se laisserait faire.&lt;br /&gt;Le rideau est lourd. A moins que ce ne soit nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1318776303834665962?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1318776303834665962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/rideau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1318776303834665962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1318776303834665962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/07/rideau.html' title='Rideau!'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-52901465473986302</id><published>2011-06-30T07:09:00.000-07:00</published><updated>2011-06-30T09:15:33.537-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Sous le souffle</title><content type='html'>Les flèches impétueuses d'un soleil rassasié&lt;br /&gt;de sa propre lueur se baignent dans l'ondée&lt;br /&gt;indigo du ciel mat, tandis que sous tes pieds&lt;br /&gt;crissent des grains rieurs&lt;br /&gt;dont le roulis salé regorge de promesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peau sous les assauts de l'air enamouré&lt;br /&gt;se prend pour une ivresse&lt;br /&gt;et chaque pore infuse la chaleur de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un présent lointain résonnent, cristallins,&lt;br /&gt;des piaulements soyeux nichés dans l'ombre épaisse&lt;br /&gt;d'arbres dévergondés par la bise bruissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu laisses les paupières tomber comme un rideau&lt;br /&gt;sur tes yeux éblouis,&lt;br /&gt;tu sentiras couler&lt;br /&gt;dans tes veines&lt;br /&gt;un frisson,&lt;br /&gt;seulement l'impression&lt;br /&gt;d'être un corps&lt;br /&gt;dont les sens&lt;br /&gt;sont en ébullition.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-52901465473986302?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/52901465473986302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/sous-le-souffle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/52901465473986302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/52901465473986302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/sous-le-souffle.html' title='Sous le souffle'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4161770589710851430</id><published>2011-06-21T08:46:00.000-07:00</published><updated>2011-06-21T08:55:45.936-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>La démence</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt; A Paris, depuis qu'Emeline était partie, la folie de Charles s'aggravait. Impuissant face à la détermination de sa fille, submergé par sa solitude, sa raison s'était dangereusement dégradée. Il refusait tout contact avec ses quelques amis -forcément- éphémères et, désabusé et perdu, il s'était mis à parler seul.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Au début il parlait à sa femme absente puis, embourbé dans des soliloques que lui-même ne suivait plus, il commença à parler au vide. C'était là un flot saccadé de paroles insensées: il racontait sa vie, de mortel et d'immortel, mais dans un désordre tel que ses phrases ressemblaient aux pièces de différents puzzles qui jamais ne s'assembleront. De temps en temps il injuriait le diable.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Parfois, durant un fugace moment de lucidité, il souhaitait ardemment revenir à la fameuse nuit, celle de la décision maudite. Et il jurait sur la tête de sa fille que, si ce même choix lui était alors proposé, il préférerait la mort. Cette dernière, ainsi que les souffrances liées au dépérissement, ne l'effrayait plus.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Même l'amour qu'il portait à sa femme ne parvenait pas à compenser la lassitude qui désormais inondait ses veines. La crainte d'un remords, cependant, nuançait sa volonté: il redoutait d'abandonner sa fille. Alors il l'injuriait elle aussi. La lucidité disparaissait aussi promptement qu'elle était née et il déblatérait, dans un maelström de toutes les langues qu'il avait apprises, des paroles confuses. S'agitant de la sorte dans son appartement noyé de meubles, de livres et de poussière, marchant de long en large dans le grand salon en parlant douze langues mêlées, il ressemblait à une tour de Babel ambulante et terriblement humaine.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Il ne pouvait tenir dans un tel état sans finir par fauter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4161770589710851430?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4161770589710851430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/la-demence.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4161770589710851430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4161770589710851430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/la-demence.html' title='La démence'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3853422711257252489</id><published>2011-06-20T00:55:00.001-07:00</published><updated>2011-07-26T06:10:18.156-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Plus'/><title type='text'>La pomme d'Adam</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Imaginons&lt;/strong&gt;. Fournissons un effort considérable car il  s'agit ici d'imagination pure, de quelque chose qui, quelque part,  dépasserait l'utopie. &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Imaginons, tout pétris que nous sommes de nos conditions, de nos  siècles d'humanité où l'humain, finalement, a peut-être fait semblant  d'évoluer, imaginons, donc, un monde où les valeurs masculines et  féminines seraient inversées. Le féminin l'emporterait toujours, jusque  dans la grammaire...&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adam aurait fauté&lt;/strong&gt;, et Ève, quoique façonnée la  première par une main divine, aurait suivi la pauvre âme, le pauvre  homme. Les femmes, au vingtième siècle, ou même peut-être avant,  auraient accordé très magnanimement le droit de vote aux hommes. Les  hommes, plus tard, auraient sauté de joie à l'annonce d'une pilule  contraceptive masculine, libres par là même de ne pas devenir pères  n'importe quand, avec n'importe qui. Des hommes libérés sexuellement...&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/2621307979868.jpg" alt="Adam et Eve - Le péché originel" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les femmes occuperaient, IMAGINONS, la quasi-totalité des postes&lt;/strong&gt;  de pouvoir. Présidentes, ministres, PDG, présentatrices d'émission télé  intelligentes (imaginons toujours), bref, à la tête du monde...&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les hommes, de temps en temps, dans des démocraties ô combien  privilégiées, auraient l'heur de connaître la parité, ou, tout le moins,  un simulacre de la chose : au sein du gouvernement, par souci de "faire  bien", on placerait çà et là quelques hommes compétents qui auraient du  se battre deux fois plus que les femmes pour en arriver là. (Car,  n'oublions pas, pour imaginer ce monde, que les hommes n'auraient eu  accès à la culture, à l'éducation et aux arts que tardivement.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les femmes de pouvoir, c'est à dire la plupart, seraient peut-être  imbuvables, abuseraient peut-être de leur toute puissance sur des  subalternes forcément masculins. Les hommes de ménage, les pères  célibataires, les hommes moins payés que les femmes à diplômes égaux,  souvent se plaindraient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un mouvement, courageux, parfois caricaturé, l'homminisme&lt;/strong&gt;,  aurait vu le jour. Les homministes seraient souvent critiqués car  porteurs d'ombre à un pouvoir que les femmes voudraient garder à tout  prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un phénomène serait amusant avant d'être détestable : les femmes de  pouvoir seraient sans cesse sollicitées par les hommes, désireux  d'accéder à ce pouvoir ou de le vivre par procuration (car persuadés  qu'ils ne le mériteraient pas, inférieurs qu'ils sont "par nature"). Les  grandes femmes crouleraient sous les propositions plus ou moins  indécentes de jeunes hommes avides et sans scrupules. Il serait  difficile à ces femmes de résister, enivrées qu'elles seraient par un  pouvoir plus qu'exaltant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment réagiraient-elles ? Abuseraient-elles ? Feraient-elles passer  "sous le bureau" les prétendants à un poste prestigieux ? Se  payeraient-elles des &lt;em&gt;call boys&lt;/em&gt; de luxe en clamant sur tous les toits qu'elles "aiment tant les hommes, ils sont si beaux" !&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que feraient-elles ?&lt;/strong&gt; IMAGINONS. Cela fait toujours palpiter les méninges.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3853422711257252489?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3853422711257252489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/la-pomme-dadam.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3853422711257252489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3853422711257252489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/la-pomme-dadam.html' title='La pomme d&apos;Adam'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3525529588563368667</id><published>2011-06-17T07:05:00.000-07:00</published><updated>2011-06-19T08:46:22.682-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Les flots nocturnes</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;T. remonta le col de sa veste et enfonça un peu plus le chapeau sur sa tête, attaqué par la brume qui le fit frissonner. Sans prononcer un mot, il accepta la main chaude que lui tendait l'être étrange pour monter à bord. Ce fut sans surprise qu'il entendit le chat lui dire Bonsoir, d'une voix apprêtée, presque féminine, qui irritait l'oreille.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;A cet instant plus rien ne pouvait vraiment choquer notre ami: doublement anesthésié par la fatigue et l'accumulation de tours loufoques, son esprit ne s'étonnait plus de rien. Un chat qui parle n'était après tout qu'une farce de plus dans ce rêve réel qui prenait des allures de cauchemar enfiévré.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt; Ils s'installèrent sur un petit banc en bois à la poupe de l'embarcation tandis que le félin, à la proue, les deux pattes avant consciencieusement posées sur le rebord, offrait un mimétisme surprenant avec un capitaine aguerri. Sa truffe et ses moustaches frémissaient dans l'air humide et il plissa les yeux, comme s'il connaissait un véritable bonheur de marin partant à l'aventure.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Le bateau bougea, lentement, sans aucun bruit, glissant sur les remous en direction de l'embouchure qui, bientôt, les déverseraient sur l'océan.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Collés l'un à l'autre, les deux hommes continuaient leur silencieux dialogue. Le décor alentour se déguisait désormais: le brouillard s'épaississait et plus rien, par ici, ne paraissait humain. Ils s'éloignèrent alors de la rive qui, noyée dans un nuage, se déguisait en vide béant; les lumières du pont, du monastère et de la ville n'étaient plus que des vapeurs de souvenirs.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;L'humidité insufflait dans les narines de T. le parfum maudit: son hôte avait le même qu'Emeline. Ce mélange boisé, mousseux, sucré, inhabituel, s'agrippait à ses sens lui fit entrevoir une possible parenté entre cet homme et la fille qui le rendait fou.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3525529588563368667?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3525529588563368667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/les-flots-nocturnes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3525529588563368667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3525529588563368667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/les-flots-nocturnes.html' title='Les flots nocturnes'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7509355113030390186</id><published>2011-06-12T09:25:00.000-07:00</published><updated>2011-06-12T09:26:35.520-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>La verticalité</title><content type='html'>Il ne suffit pas d'ouvrir les yeux. Y mettre toute sa force, toute sa conviction: cela ne suffit pas.&lt;br /&gt;Voir les objets amassés en une tranche de vie. Vie tangible.&lt;br /&gt;Voir le vide à ta droite. Vide vertige.&lt;br /&gt;Ouvrir les yeux est un début. Bien faible. Insignifiant. Insuffisant.&lt;br /&gt;Il ne suffit pas d'ouvrir les yeux. Bien. Tu retournes à l'abri de tes paupières, où tout va un peu mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu dois te lever. Il faut que tu te lèves. Se lever. Voilà le challenge.  Voilà le problème. L'ouverture des yeux n'était qu'une mise en bouche.  Voici venir le plat de résistance. Tu n'as pas faim.&lt;br /&gt;Un effort. Allez! Au moins pour lui. Il n'a rien demandé.&lt;br /&gt;Tu connais la chanson: son sourire te réconfortera. Alors tu te diras  que se lever est bien. Une fois qu'il sera à l'école, ça reviendra. Ce  qui t'empêche de. Te lever. Manger. Avoir envie de. Une seule envie: se  réfugier sous les paupières. Utopie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un effort. Allez! Il faut bien bosser. Il faut bien jouer le jeu. Au moins pour lui. Il n'a rien demandé.&lt;br /&gt;Ca ira un peu mieux. Le travail. Le sentiment trompeur de se sentir utile. Même entourée d'abrutis. &lt;i&gt;Et ton fils, il va bien?&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Tu te forceras à sourire, à dire &lt;i&gt;Oui oui, super! &lt;/i&gt;Quelle mascarade!&lt;br /&gt;Tu penseras qu'ils sont tous comme toi. Qu'ils jouent aussi le jeu.&lt;br /&gt;Tu penseras que tu n'es pas comme eux. Tu ne les comprends pas. Comment  font-ils? Pour se lever déjà. Pour croquer la vie, ou en donner si bien  l'impression, comme un carton pâte donne l'illusion d'une plage. On y  plonge. On y court. On se cogne au décor avec l'air imbécile.&lt;br /&gt;Il ne suffit pas d'ouvrir les yeux. Il faut, par la suite, assumer le vertige.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7509355113030390186?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7509355113030390186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/la-verticalite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7509355113030390186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7509355113030390186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/la-verticalite.html' title='La verticalité'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2848760712055252937</id><published>2011-06-07T07:39:00.001-07:00</published><updated>2011-06-07T07:39:55.566-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coup de coeur'/><title type='text'>L'art et la folie</title><content type='html'>&lt;p&gt;Quel livre, même roman autobiographique, peut se vanter de proposer  un portrait double, Janus inédit, de deux mondes habituellement bien  distincts: l'art et la psychanalyse?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce jour je n'en connais qu'un: Un fou dans l'art, de Jean Albou (Editions La Martinière).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit pas ici pour l'auteur de se livrer à une analyse  psychique et farfelue d’œuvres d'art -méthode déjà éprouvée par certains  curieux imaginatifs, mais plutôt de proposer une vision originale et  honnête de l'art et de l'âme perturbée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce roman, ce qui compte, ce qui domine tout, c'est l'extrême  lucidité de l'auteur sur les deux univers. Ces Confessions d'un Serial  collectionneur sont hors normes mais d'une richesse inouïe pour le  lecteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On plonge au fil des pages dans l'étonnant univers du marché de  l'art, pendant qu'en filigrane un homme atteint de PMD (Psychose Maniaco  Dépressive, diagnostiquée bien tardivement malgré les alertes  évidentes) décrit sans misérabilisme les manifestations de cette  troublante maladie. La bipolarité est reconnue aujourd'hui comme une  affection mentale. Albou en a souffert, beaucoup, à un degré extrême,  mais ne cherche à aucun moment à soutirer au lecteur quelques larmes de  compassion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec un sens du récit captivant, il règle ses comptes avec la  psychanalyse et les marchands d'art, et truffe sa vie romancée  d'anecdotes savoureuses qui permettent d'entrevoir, comme si nous étions  dans les coulisses du spectacle, les travers et les dérives d'un marché  de l'art qui se prend pour une place financière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;César, le sculpteur qu'Albou a bien connu, y est touchant; une visite  guidée au Prince Rainier offre un grand moment de rire jaune. En crise  maniaque l'auteur peut être, bien malgré lui, hilarant. En dépression il  nous interpelle, met les mots exacts sur ce gouffre qui n'est jamais  loin de tout être humain sensible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce livre est l'expression d'un courage fou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu de gens ont une telle vie. Peu de gens seraient capables de  relater aussi habilement ces extravagances qui cachent une pathologie.  Albou réalise ici un tour de force. Le livre est passionnant, poignant  malgré lui, et tout être un tant soit peu intéressé par l'art ou la  psychanalyse devrait s'y plonger sans tarder. Il en ressortira grandi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un fou dans l'art. Confessions d'un serial-collectionneur. Jean Albou. La Martinière.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2848760712055252937?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2848760712055252937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/lart-et-la-folie.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2848760712055252937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2848760712055252937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/06/lart-et-la-folie.html' title='L&apos;art et la folie'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3495314689550542646</id><published>2011-05-31T08:20:00.000-07:00</published><updated>2011-06-13T00:43:27.163-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>L'envol d'Hermès</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt; &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Tandis que la brume s'épanouissait encore, engourdissant le décor déjà féerique, ils descendirent lentement l'avenue des Alliés, parée de ses majestueux immeubles. Devant la bâtisse que surplombait un Mercure ailé, le diable s'arrêta, incitant T. à faire de même.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Sa voix perçait le silence avec une impudeur assumée, et venait résonner sur les pavés humides.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;-J'aime  cette ville. Vraiment. Admirez-donc, cher ami, la superbe de ce  Mercure! Et ces immeubles fantômes alentour! Ouvrez vos yeux!&lt;/p&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt; De son doigt -qui à ce moment paraissait démesuré- il pointa la statue musculeuse du jeune dieu malicieux. T., désormais docile disciple, regarda Mercure et, malgré une propension qu'il avait à vouloir rester maître de lui, il ouvrit grand la bouche de stupéfaction, persuadé alors d'être dans un rêve -ou d'être saoul. La statue, prise par un souffle invisible dont Pygmalion aurait rêvé, s'agita. Dans un geste lent et noble les jambes se détachèrent de leur socle, en pliant légèrement les genoux qui paraissaient rouillés comme ceux d'un vieillard. Le jeune dieu désormais bien vivant secoua la tête de gauche à droite, tendit les bras en avant et, son casque ailé prenant vie lui aussi, se mut pour prendre son envol. Dans sa main droite et grise l'égide qu'il tenait luisait étrangement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal" lang="fr-FR"&gt;Dans une envolée folle, lourd et fendant l'air nocturne, Mercure descendit de sa façade, le corps bien droit et les petites ailes ornant son casque voletant joliment. Il se tenait désormais devant eux, toujours minéral mais animé d'une vie qui conférait à son regard une lointaine humanité. Un fantôme d'iris flottait dans la blancheur marmoréenne de ses yeux et ses traits réguliers, quoique poupins, dessinaient assez bien une forme de perfection virile. Il entrouvrit la bouche avec effort et, tout aussi lentement, tendit sa main libre pour la poser sur la joue de T. Le contact de cette peau extraordinaire sur celle du jeune homme le fit reculer d'un pas. La pierre était chaude, comme brûlée toute la journée par les ardeurs du soleil.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3495314689550542646?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3495314689550542646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/lenvol-dhermes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3495314689550542646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3495314689550542646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/lenvol-dhermes.html' title='L&apos;envol d&apos;Hermès'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3342295406437011241</id><published>2011-05-17T08:00:00.000-07:00</published><updated>2011-05-17T08:01:13.951-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Plus'/><title type='text'>Polémiques</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: left;"&gt;Un lapsus : polémique.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;Une confidence : polémique.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;Monter dans une Porsche : polémique.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;Faire un bébé : polémique.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Polémiquons, polémiquons. Finis les jeux du cirque&lt;/strong&gt;,  mais l'humain est friand de nouveaux combats, sans sang – nous ne  sommes plus des barbares. Les gladiateurs ne tuent plus : on combat  finement dans les arènes de l'info. L'INFO. La nouvelle drogue. Un bon  shoot matin midi et soir pour planer, s'évader du quotidien individuel  forcément insatisfaisant. Se gaver de failles, de défauts, afin de se  rendre compte que les intouchables ne sont plus ce qu'ils étaient.  L'agora est virtuelle et l'on s'y retrouve tous, frétillants  d'impatience, avides de découvrir qui sera le prochain. Le prochain à  tomber. Il n'y a que ça qui compte. Regarde les hommes tomber.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;La guerre mondiale a changé de nom, tout en préservant son étymologie, du grec &lt;em&gt;polemos&lt;/em&gt;,  le combat, la guerre. De vraies guerres existent, des batailles, des  morts, des génocides lointains tout aussi inhumains. Mais la grande  guerre, elle, se fait désormais autrement, par l'entremise subtile d'une  toile traîtresse : le héros d'un jour subit l'embuscade du lendemain.  L'instantané nous tanne, nous gave et nous ravit. Le &lt;em&gt;carpe diem&lt;/em&gt;  devient "cueille la minute", la seconde même : si tu es le premier à la  cueillir, tu auras la chance de faire un buzz de folie. Et demain, mon  chéri, tu mangeras tes dents, leur goût sera amer.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;La guerre juste pour l'un est injuste pour  l'autre, et forcément juteuse pour celui qui, de loin, compte les points  en mâchouillant une pâte mollasse qu'on nomme humanité.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;La forme, sur le fond, a gagné le combat&lt;/strong&gt;.  Est-ce un bien ou un mal, nul ne peut trancher. Nous sommes tous des  poissons pris dans le filet géant de l'engouement mondial pour l'info la  plus folle. Ne crains rien : j'y participe aussi, à cette course  frénétique et non moins vaniteuse.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;Une affaire savoureuse pointe aujourd'hui  son nez. Se l'approprier. L'analyser, mais dans l'instant. Pas de recul :  cela nuit. Et la nuit on se couche, soulagés finalement de ne pas être  en une des fourberies du jour.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: left;"&gt;Pendant ce temps, en douce, la politique  tente, avec peine, de sortir la tête de l'eau. Mais comme tout mauvais  nageur, elle use ses forces pour finalement sombrer.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3342295406437011241?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3342295406437011241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/polemiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3342295406437011241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3342295406437011241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/polemiques.html' title='Polémiques'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1110910862222699750</id><published>2011-05-12T12:29:00.000-07:00</published><updated>2011-05-13T13:29:55.293-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Morphée</title><content type='html'>Le frottement des cils sur l'oreiller te réveille, cependant que les  yeux, autonomes et farceurs, palpitaient sous l'effet de rêves agités.  Insecte grésillant, avide de sensations, la paupière recèle un sommeil  trop léger qui s'échappe aussitôt par le liseré sombre que dessine la  nuit.&lt;br /&gt;Fermer l'œil, le faire taire, retrouver la noirceur de la partie  mobile qui recouvre l'iris. Sur cette toile noire quelques points  colorés jouent les bêtes sauvages, crayonnent des sensations qui n'ont  ni queue ni tête. L'oreiller se tient tranquille, un peu mou, un peu  fourbe, et colle contre ta joue des envies de douceur.&lt;br /&gt;Divagations  souterraines puisant au fond de l'âme des souvenirs abscons aux contours  indécis. Impression de flottement, d'inertie, d'amnésie. S'engouffrer  dans le somme comme on plonge en plein vide. La mécanique du corps,  rapide et opiniâtre, vient prendre le relais d'obscures volontés qui,  d'un coup, deviennent oubliettes. Tout se fond se morfond. Tout devient  rien du tout. Un néant chaleureux enserre tout  ton être de langueurs décousues.&lt;br /&gt;Morphée n'a pas de bras. Morphée est  une toile où le réel s'effondre, s'entortille, se nie. Un solide cocon  en silence se tisse autour des sens qui lentement te quittent. Flotte,  vole, dissuade la nuit de s'évanouir bientôt. On appelle ça dormir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1110910862222699750?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1110910862222699750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/morphee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1110910862222699750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1110910862222699750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/morphee.html' title='Morphée'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-414503170119085697</id><published>2011-05-04T00:43:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T04:19:54.163-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Plus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Vision d'horreur</title><content type='html'>&lt;p&gt;Images sur les &lt;a rel="follow" title="Article le Plus - Image qui tue" href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/280;image-qui-tue.html" target="_blank"&gt;paquets de cigarettes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a rel="follow" title="Article Nouvel Obs - Ben Laden &amp;quot;mort&amp;quot; : l'image diffusée était un photomontage" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/media/20110502.OBS2211/ben-laden-mort-l-image-diffusee-etait-un-photomontage.html" target="_blank"&gt;Photo de cadavre&lt;/a&gt; pour prouver une victoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Photo de profil. Modifier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Photoshop, pour une réalité encore plus réelle que l'originale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Photos matées, partout, panneaux, journaux, cv.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fausses photos, vrais débats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Génération de l'image, les icônes sont mortes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'œil aujourd'hui est saturé d'images&lt;/strong&gt;, souvent  mirages, parfois ravages. Le regard plus jamais ne se repose. Le regard  zappe, pauvre télécommande qui ne sait même plus ce qu'elle voit. On  nous abreuve : &lt;em&gt;jingles&lt;/em&gt; visuels, détails qui tuent, langage  universel, babélien au final, babil invraisemblable, patchwork de  mauvais goût censé nous initier au monde.&lt;/p&gt;L'image finit par se bouffer elle-même, boursouflée de tous côtés par  ses excès, gavée de mots sous-entendus désormais ignorés. L'image  finira par devenir une langue, les mots s'effaceront car ils demandent  un trop grand effort d'imagination, ils impliquent trop de nuances que  l'image, elle, mâche gentiment avant de nous les recracher au visage. &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Aucun effort nécessaire&lt;/strong&gt; : juste ouvrir les yeux,  sans être voyant, seulement voyeur. Les mots ne feront plus le poids.  Rien ne vaut un bon discours, si ce n'est une image bien parlante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La photo, à l'origine, est une chose à la fois noble et profane. Nous  avons érigé en religion l'image, nous avons béatifié sa puissance et  désormais nous ne sommes que ses esclaves hébétés. Peut-être même qu'un  jour nous ne serons qu'images.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Quelques mots, çà et là résistent à l'envahisseur&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-414503170119085697?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/414503170119085697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/vision-dhorreur-article-publie-sur-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/414503170119085697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/414503170119085697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/05/vision-dhorreur-article-publie-sur-le.html' title='Vision d&apos;horreur'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5975836052030289170</id><published>2011-04-28T08:12:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T04:20:30.864-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Chat qui louche'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Au Crépuscule</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une façade en lambeaux, anciennement flamboyante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De grandes vitres tellement encrassées qu'elles se prennent pour des murs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un fantôme de bâche, timide, agite quelques souvenirs poussiéreux pour ne pas s'ennuyer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En lettres effacées, un mot semble s'écrire, ou s'écrier, bancal et incertain. L'impie lira avec peine Acepule, et croira en un nom bizarre, cependant que le regard bien gaillard des initiés déchiffrera le poétique rendez-vous. AU CREPUSCULE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans cette rue de Paris si semblable à d'autres, vous passerez devant le bar sans même y jeter un œil ou un brin d'attention -trop précieuse attention accaparée à coup sûr par votre vie remplie. Peut-être que le rêveur, le flâneur, le paumé ou le dingue laissera glisser sa vue sur cet établissement si vieux qu'il n'existe probablement pas. Il osera entrer. Il tombera sur les yeux doux d'Eurydice, derrière ses grosses lunettes, derrière son comptoir. De sa bouche vermillonne et charnue elle dessinera un sourire immense en guise d'invitation. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il commandera un verre, avide d'un peu d'ivresse pour égayer l'insipide. Elle aura la main lourde, pas avare pour deux sous, et poussera même l'audace à lui dire quelques mots. Le temps qu'il fait, la politique: elle s'en fout. Elle parle juste de l'humain et sait aussi se taire, consciente des vérités qui planent dans le silence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5975836052030289170?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5975836052030289170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/au-crepuscule.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5975836052030289170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5975836052030289170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/au-crepuscule.html' title='Au Crépuscule'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3132407867628690648</id><published>2011-04-25T09:23:00.000-07:00</published><updated>2011-04-25T09:25:33.732-07:00</updated><title type='text'>Embuer le réel</title><content type='html'>De la buée sur tes lunettes. Et la réalité, d'un coup, devient moins  imbuvable. Tu souffles fort, très fort, sur ta tasse de café, pour que  la condensation sur le verre transforme tout en flou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papier calque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gommer les traits, ne restent que des ombres, silhouettes découpées sur  un nuage opaque. La buée sur tes lunettes est un joli vernis qui  recouvre le monde avant que toi, pauvre myope traité, tu ne recouvres la  vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu commandes toujours de grandes tasses de café, les plus grandes  possibles. Toujours des boissons chaudes, même au cœur de l'été. Tu  souffles et lentement, à la manière de l'œil qui se voile de tristesse,  le décor devient quelque chose de familier. Le trouble t'est familier.  L'opaque est ton ami. Tu nages dans des ténèbres nébuleuses qui  t'enchantent. Souffle fort.&lt;br /&gt;Tu aimais tant, avant, vivre dans les nuages; tu avais réussi à  maintenir l'illusion, quelques trop courtes années. Tu es myope et les  gens en face de toi ne veulent pas te voir sans tes belles lunettes. Des  adultes qui pensent que ça t'abîme les yeux, de vivre déchaussé de tes  binocles lourds.&lt;br /&gt;Alors tu souffles toujours, et ne bois tes boissons qu'une fois refroidies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3132407867628690648?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3132407867628690648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/embuer-le-reel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3132407867628690648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3132407867628690648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/embuer-le-reel.html' title='Embuer le réel'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1165680780491733575</id><published>2011-04-19T07:19:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T04:21:02.265-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Plus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Image qui tue</title><content type='html'>Il colle des images sur les paquets de cigarettes. Bien choisies, bien  choc. Comme ça, chaque fois qu'un fumeur succombera à son vice, il aura  sous les yeux les risques encourus. Ca fait froid dans le dos.&lt;br /&gt;Depuis qu'il a eu cette idée, il y a un problème: il est submergé de commandes.&lt;br /&gt;Tout le monde veut son image choc. Un peu à la manière des collectors  Panini de notre enfance. On s'échange un cadavre contre des poumons  pourris.&lt;br /&gt;Tout le monde veut son image choc. Le poids des mots, c'est dépassé. Ici  bas ce qu'on veut c'est le choc des photos. La punition par l'exemple.  Oh oui! Responsabilisez-nous! Nous sommes tellement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fumer tue. Ok.&lt;br /&gt;Cette campagne, c'est surtout pour sensibiliser les jeunes. Ok.&lt;br /&gt;Le problème avec les jeunes: plus on les sensibilise, moins ils sont  sensibles. Autre problème des jeunes: ils n'ont pas peur de la mort.  Parce qu'ils sont jeunes. Parce que pour eux le temps ne passe pas de la  même manière (une journée de cours est très longue, croyez-les). Parce  que dans leur petite tête, la mort c'est un truc de vieux -voire de  vieux con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il colle des images.&lt;br /&gt;Alors il croule sous les demandes et ne sait plus quoi faire.&lt;br /&gt;Sur chaque produit fabriqué par nos belles sociétés, il lui faut  désormais coller une mort lente et douloureuse. La mort rapide et  agréable, ça vend moins.&lt;br /&gt;La bouffe. Un enfant obèse et malheureux sur les paquets de biscuits.&lt;br /&gt;L'alcool. Un foie pourri.&lt;br /&gt;La voiture. Une carcasse de véhicule cramé -si possible avec cadavre d'enfant à côté. Pour bien montrer le danger.&lt;br /&gt;Les chaussures en cuir. Des animaux morts.&lt;br /&gt;La télévision: une trépanation de cerveau (quoique, ça, l'abrutissement par la télé, ça tue pas hein, ça rend juste un peu con).&lt;br /&gt;Etc.&lt;br /&gt;Ainsi on finira bien par ne bouffer que des images.&lt;br /&gt;Viendra le problème.&lt;br /&gt;Coller sur l'air que l'on respire des images choc.&lt;br /&gt;Comme ça tout le monde arrêtera. De respirer.&lt;br /&gt;Problème réglé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1165680780491733575?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1165680780491733575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/image-qui-tue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1165680780491733575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1165680780491733575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/image-qui-tue.html' title='Image qui tue'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8409317040310853896</id><published>2011-04-18T00:49:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T04:21:52.351-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Plus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Billet'/><title type='text'>Le plus vieux métier du monde</title><content type='html'>Elle travaille tous les jours. Elle est vaillante la petite, elle  rapporte gros. Elle n'aime pas ce qu'elle fait, faut pas croire. A  choisir, vraiment, elle aurait fait autre chose, n'importe quoi. Tout  mais pas ça. Faire abstraction comme on dit. S'oublier. Faut bien  manger. Faut bien avoir des papiers. Faut bien baiser avec des mecs qui  n'ont rien pour plaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ah mais vous comprenez, il y a des hommes dans une telle misère  sexuelle... il faut bien qu'ils aient des putes: c'est là leur seul  salut. Et puis les hommes, c'est mécanique hein, ils en ont BESOIN vous  comprenez.&lt;br /&gt;La misère sexuelle des femmes? Bullshit, peanuts: ça n'existe pas, c'est  l'Atlantide évoquée par de pauvres féministes aigries et moches.&lt;br /&gt;La sexualité "mécanique" des femmes? Les femmes n'auraient-elles pas besoin elles aussi de...?&lt;br /&gt;La femme seule, qui ne plait à personne, qui ne rencontre personne et  qui n'a pas le portefeuille pour se payer un escort boy à prix d'or,  elle fait comment? Ah, ben c'est une femme hein, une femme c'est pas  pareil, ça a pas cette sève qui nous démange, nous les hommes hein!&lt;br /&gt;Puis les femmes, elles sont toutes un peu putes hein. Le péché originel et tout ça...&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Elle travaille tous les jours. Elle est vaillante la petite, elle  rapporte gros. Elle couche avec des types qui parfois sont gentils. Des  intellos des acteurs qui lui disent que eux aussi ils font un peu le  tapin, à leur manière. Elle les bafferait. Mais faut bien manger.  D'autres fois ce sont des mecs qui lui donnent la gerbe. Faut bien  vivre. Alors à petit feu elle se tue à la tâche. A petit feu. C'est  toujours mieux que d'un coup. Surtout quand on a vingt ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah non mais il existe des putes  heureuses hein! J'en connais je vous en présenterais! Et puis, il y a  pire que de faire l'amour pour gagner sa vie hein. Car la pute elle  baise pas hein, elle fait l'amour. Avec moi en tout cas. J'aime  tellement les femmes vous comprenez. Je les aime. Vraiment. Elles sont tellement belles les femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Elle travaille tous les jours&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. Mignonne va. &lt;/span&gt;Un jour elle espère faire autre chose&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;En  attendant, regarde la, toi qui aimes tant les femmes. Regarde donc ta  mère, ta sœur, ta fille, ta femme en bas sur le trottoir. Regarde toi dans une  glace. Prends ta misère sexuelle et étouffe toi avec. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;La plus vieille maison du monde est une caverne, y habitons-nous toujours?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8409317040310853896?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8409317040310853896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/le-plus-vieux-metier-du-monde.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8409317040310853896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8409317040310853896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/le-plus-vieux-metier-du-monde.html' title='Le plus vieux métier du monde'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1719339322464716927</id><published>2011-04-16T11:02:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T04:22:12.094-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Chat qui louche'/><title type='text'>L'allégorie du tonneau</title><content type='html'>Ils vivent dans un gigantesque tonneau, imbibé de l'odeur tenace et sapide du vin. Ce parfum liquoreux suffit à les enivrer un peu plus chaque jour. L'air est pour eux une source d'ébriété perpétuelle, à la saveur boisée, et le moult de raisin se mélange à leur sang. Si bien que lorsque l'un d'eux se blesse par malheur, les autres accourent, faisant preuve d'une charité particulière qui consiste à boire un sang au goût vineux de vieux chêne.&lt;br /&gt;Quelques uns lèchent les parois du tonneau, leur langue frémissant de l'ivre humidité. Ils coulent des jours heureux, passés pour la plupart à explorer sans fin toutes les voies artistiques. Saouls ils créent, comme ils respirent. Des tableaux, des musiques, des poèmes, des sculptures: la moindre parcelle de temps est occupée par le dépassement du réel sur différents supports.&lt;br /&gt;L'un des hommes, un jour, ose ôter le petit bouchon sur l'une des parois. Il place son œil dans le trou et voit l'autre face du monde. Des êtres semblables à eux, qui s'agitent, qui courent, crient, pleurent, rient fort. L'envie de nouveauté saisit l'homme curieux.&lt;br /&gt;Il décide alors de sortir du tonneau, d'aller à la rencontre de ces autres qui semblent vivre autant. Soucieux de leur montrer ce que son peuple fait, il prend dans son bagage des toiles, une lyre, des poèmes, et part le cœur vaillant, non sans avoir humé une dernière fois la moiteur enivrante.&lt;br /&gt;Ceux qui restent, prudents, remettent le bouchon et continuent leur vie d'ivrognes involontaires.&lt;br /&gt;Le temps passe et un jour, l'aventurier revient. Méconnaissable, les mains vides. Son visage tuméfié effraie ses frères. Après l'avoir soigné ils l'écoutent, apeurés.&lt;br /&gt;Sur l'autre face du monde il a montré son art. Avant il a du réussir à arrêter quelques personnes, car là-bas tout le monde court, tout le temps, sans forcément savoir après quoi. Ces autres hommes ont jeté un regard excédé sur ses toiles, l'ont écouté chanter sans apprécier, et le son de sa lyre les faisait bailler. Après quelques instants de ces démonstrations, l'impatience les gagna.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-"Ce que tu fais là, ma foi, n'est pas désagréable, mais à quoi cela sert?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépité, et en manque de son odeur d'ivresse, l'homme du tonneau leur dit que cela ne sert à rien, juste à être agréable, comme le chant des oiseaux ou la couleur d'une fleur. Les autres se déridèrent alors, avant d'éclater de rire. Ils lui apprirent que les fleurs et les oiseaux n'existaient plus chez eux, et que l'agréable n'était pas pour eux un besoin vital. Ils avaient entendu parler du vin, interdit depuis longtemps car néfaste. Alors que l'exilé tentait de leur expliquer les atouts du plaisir, ils finirent par s'énerver drôlement et le firent taire à coups de poing dans le ventre. Le seul plaisir pour eux jaillissait de la violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aventurier déçu retourna au tonneau et se fit la promesse de ne jamais en sortir. Rester ivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1719339322464716927?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1719339322464716927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/lallegorie-du-tonneau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1719339322464716927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1719339322464716927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/lallegorie-du-tonneau.html' title='L&apos;allégorie du tonneau'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7042906651558311660</id><published>2011-04-10T09:17:00.000-07:00</published><updated>2011-04-10T09:19:57.695-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Vivre</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" align="LEFT"&gt;  Tu vis pour deux. Tu as juste l'impression d'avoir vécu sans corps jusqu'à présent, seulement une âme en peine. Tu es sorti d'une nuit qui s'étendait sur des années, tricotée de frustration triste, sans étoiles, sans lune, seulement un brouillard dans lequel tu t'étais confortablement vautré. Se vautrer dans la nuit, se laisser engloutir par son ombre douce, fermer les rideaux lourds de ton corps; aucun vent coulis pour les soulever, même imperceptiblement. Le jour comme incertain.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" align="LEFT"&gt; Elle était confortable, ta nuitée infinie aux tréfonds de l'absence, elle avait le goût amer du vide et tu la sirotais à en perdre l'envie. Tu t'allongeais, sans désir, à l'ombre de ton frère, cherchant dans ce supplice à le rejoindre un peu. Tu n'y parvenais pas et cela te plongeait dans les affres douteuses de la mélancolie. Tu es allé frôler le fin fond de l'abîme, pour y écorcher la peau de ton coeur atrophié, quelques gouttes de sang sur l'autel de la mort. Ce simulacre envoûtant ne servait à rien, une sorte de perte de temps.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" align="LEFT"&gt; La douleur pour toujours lacère ton échine. On s'y fait. Son venin se distille dans le creux de tes veines, lent flux acide que tu as bien fini par apprivoiser. Sous tes reins la morsure d'un manque, que tu colmates aujourd'hui avec l'amour inespéré.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" align="LEFT"&gt; Sur tes lèvres se dessine un sourire et dans tes yeux le jour a enfin pris racine, entêté et faible comme un enfant du temps. Tu reviens de si loin, tu aperçois encore le gouffre et l'horizon placide n'est peut-être qu'une utopie de plus. Qu'importe, tu le fixes du regard et t'accroches à ses nuées, tu t'es suffisamment perdu pour n'avoir plus de crainte chevillée à ton corps.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" align="LEFT"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7042906651558311660?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7042906651558311660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/vivre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7042906651558311660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7042906651558311660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/vivre.html' title='Vivre'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1926470446008584320</id><published>2011-04-06T05:05:00.000-07:00</published><updated>2011-04-10T09:47:17.030-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelles'/><title type='text'>Du bout des doigts</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Il est programmé pour ouvrir les yeux à six heures -sauf le dimanche, à sept. Jamais il ne bugge.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il regarde ses mains, du moins ce qu'il en reste. De pauvres moignons décolorés dont les terminaisons n'ont plus rien d'humain. Plus d'ongles. Seulement deux phalanges prolongées par des clés USB. Les doigts du progrès. Les nerfs se sont unis à de minuscules câbles électroniques dans un mariage forcé, contre nature mais ô combien palpitant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des fourmis le démangent tout de même, sorte de souvenir lointain, comme autrefois, comme avant le progrès. Quand, en hiver, les doigts devenaient gourds. Plus d'hiver désormais, seulement de la tension, de l'électricité, partout même sous nos peaux.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ca grouille au bout des doigts. Sûrement l'union nerf/câble qui déconne. Cela ne dure pas. Le réveil est facile, le sommeil est facile; vivre, simplement, l'est moins. Après tout vivre n'est plus vraiment une priorité.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il se gratte la nuque à l'aide de son doigt USB, protégé par une petite coque en plastique. Moins efficace qu'un bon vieil ongle; on s'y fait; pas le choix.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La petite coque ôtée, la journée peut enfin commencer. Il glisse son index dans l'ordinateur jamais éteint, dans le port destiné à cet effet; un petit déjeuner énergétique est immédiatement déversé par le bout du doigt. On recharge désormais l'humain comme on charge un portable. Ici on peut se mettre en veille quand on veut. Certains même en abusent. Ici on se tue comme on éteint un écran. D'un coup. La lumière diminue jusqu'à n'être qu'un point, jusqu'à n'être plus rien. Voilà comment on meurt, dans notre gentil monde.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Des tressaillements parcourent goulûment la moindre de ses veines. Une tension délicieuse s'insuffle sous sa peau, des doigts jusqu'aux orteils, en faisant une boucle alambiquée vers la tête -la cervelle-disque dur. Mieux qu'une drogue. Une putain de montée. Légale -donc moins excitante, mais tout de même, tout de même! Les journées commencent toutes ainsi désormais, dans une fabuleuse explosion informatique, pour les hommes qui n'en sont plus.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Allan, depuis qu'il est né, ne connait que la solitude. Hormis deux ou trois séances de Virtuasex de ci de là, accordées magnanimement par son patron condescendant, Allan à vingt ans ne connait rien à la passion, ni même à quelque sentiment que ce soit. Il appartient à cette catégorie de gens qui, à la longue, se sont lobotomisés jusqu'à la moelle, non sans une certaine volonté d'autodestruction, si chère à l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais depuis qu'elle est là, oh la la! Depuis que Barbara, depuis que Barbara... Le reste on s'en fout pas mal. C'est juste: DEPUIS QUE BARBARA!!!  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une femme, une vraie, aux doigts pas transformés, juste le majeur de la main droite, ce qui lui permet allègrement d'user et d'abuser de doigts d'honneur, comme dans l'ancien temps.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;DEPUIS QUE BARBARA. Oh la la... Ses doigts, il en rêve toutes les nuits, il fantasme sur leur pulpe, leur pulpe sur sa peau à lui, leurs ongles qui lacèrent son dos, juste par plaisir -il parait que ça arrive, enfin, que ça arrivait avant. Les doigts de Barbara.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La caresse, aujourd'hui, est inutile. On a supprimé tout ça: plus de vrais doigts; seules quelques personnes, encore peu formatées, disposent de dernières phalanges. Ces gens-là sont les handicapés d'aujourd'hui, les parias qu'on se plait à moquer méchamment. Les doigts c'est démodé. Allan n'adhère pas à ce précepte du monde évolué, où tout se fait par le truchement du numérique. Allan n'est pas d'accord. Allan, malgré les circuits viciés qui parcourent son corps, n'a qu'une pensée en tête, qui martèle, meurtrit ce qui lui reste d'âme: que Barbara le touche.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Maintenant il est à son bureau, devant son clavier sans touche: seulement un rectangle arborant bêtement huit ports USB. Le pouce, on l'a gardé, bientôt on le coupera.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout ce qui se faisait manuellement avant s'effectue désormais par la grâce des machines. Deus ex machina. Homo ex machina. De la chirurgie au bricolage, les doigts n'ont vraiment plus rien à faire ici. Pour taper un texte on parle à haute voix. On ne se nourrit plus que d'électricité. On ne mange plus, on ne boit plus: on se recharge. On ne cueille plus de cerises. On ne caresse plus, on n'est plus que des cerveaux sur pattes, des disques durs en guise de caboche. La parole est toute puissante. Les muets sont morts et la télépathie est en train de prendre le dessus sur la voix. Bientôt la voix mourra aussi. Bientôt les machines obéiront docilement à notre pensée, à la manière des esclaves. Bientôt.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Onze heures. Bientôt Barbara. Deux jours par semaine elle vient l'observer, afin de se préparer à la transformation. Dans quelques temps les doigts de Barbara seront comme les siens. C'est le chef qui l'a dit: Barbara elle devient suffisamment compétente pour perdre ses doigts. Elle aura droit à ce privilège qui se veut l'apanage de la modernité.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle est là. Il la zieute et d'un coup, sous sa peau, un courant dément déborde tout le reste, une tension. Depuis que Barbara. Oh la la...&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il y a deux semaines de cela, elle a posé ses doigts sur sa joue, pour le réconforter, à la fin de la journée. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon pauvre Allan, tu n'es pas comme les autres.&lt;/span&gt; Et sur les joues d'Allan un festival sensuel a explosé. De la chaleur. Du jamais vu, jamais senti.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Aujourd'hui le pauvre Allan se gonfle de courage et, les USB tremblantes, il lui demande ce qu'elle fait ce soir, si elle veut le voir. Barbara qui se marre avant de dire oui.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils se verront en cachette.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le soir. Il lui demande de le toucher. Les caresses. Oh la la. Barbara n'est pas belle mais le bout de ses doigts...&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Allan est sur le point de mourir d'extase. Ses circuits grillent doucement, incompatibles avec les sensations.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Allumé de plaisir Allan s'éteint d'un coup.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1926470446008584320?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1926470446008584320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/du-bout-des-doigts.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1926470446008584320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1926470446008584320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/du-bout-des-doigts.html' title='Du bout des doigts'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8963880495316380074</id><published>2011-04-01T14:25:00.000-07:00</published><updated>2011-04-10T09:47:43.649-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Au delà de l'horizon, s'évader à la verticale</title><content type='html'>Le gris languide, écumeux et placide appelle sans fin les filandreux espoirs des nuées soupirantes.&lt;br /&gt;Sur la ligne une bille luisante balbutie, et flotte vainement en attendant sa perte.&lt;br /&gt;Penche la tête.&lt;br /&gt;Penche la tête.&lt;br /&gt;Le monde coupé en deux.&lt;br /&gt;L'œil droit est dans la mer, le gauche dans le ciel.&lt;br /&gt;Reste en suspens sur la brume.&lt;br /&gt;Plonge vers les profondeurs coulantes.&lt;br /&gt;Deviens fou.&lt;br /&gt;Fuis dans la perspective, sur l'axe inaccessible qui jamais ne se brise,&lt;br /&gt;Le point de non retour que toujours tu rejoins.&lt;br /&gt;La ligne est arquée mais joueuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penche la tête.&lt;br /&gt;Reste vertical.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8963880495316380074?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8963880495316380074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/au-dela-de-lhorizon-sevader-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8963880495316380074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8963880495316380074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/04/au-dela-de-lhorizon-sevader-la.html' title='Au delà de l&apos;horizon, s&apos;évader à la verticale'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5073049046767729900</id><published>2011-03-18T04:33:00.000-07:00</published><updated>2011-03-19T08:29:09.164-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>L'eau qui rage</title><content type='html'>Miaulent les mouettes, grogne la roche et crisse le sable caressé par l'écume.&lt;br /&gt;Le soleil bipolaire se prend pour la lune, confondant les nuages avec des voies lactées,&lt;br /&gt;Les vagues éclatées clament leur innocence : Ce n'est pas moi qui roule, c'est l'océan qui crie!&lt;br /&gt;Un hurlement lointain murmure la tempête, bête du ciel colère gorgée de foudre grise.&lt;br /&gt;Le ciel craque en tout point, lacérant çà et là le firmament lucide.&lt;br /&gt;Lumière éclair éventre la mer qui se gondole,&lt;br /&gt;Ondule sous les assauts des nuées alourdies,&lt;br /&gt;Abasourdi l'oiseau nage dans l'air pleureur&lt;br /&gt;Et les sanglots célestes se prennent pour du fiel,&lt;br /&gt;Terre courbe l'échine, chien craintif, œil humide,&lt;br /&gt;Terreur de la caresse au carrefour des rafales,&lt;br /&gt;Folie des éléments au fantasme létal.&lt;br /&gt;Attendre seulement,&lt;br /&gt;Suspendre le souffle&lt;br /&gt;Et peut-être un baiser&lt;br /&gt;Au mur noir de l'enfer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5073049046767729900?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5073049046767729900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/apocalypse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5073049046767729900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5073049046767729900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/apocalypse.html' title='L&apos;eau qui rage'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7081539760602514651</id><published>2011-03-12T07:58:00.000-08:00</published><updated>2011-03-12T07:59:00.446-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Extrait</title><content type='html'>&lt;p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"&gt;Le lieu s'appelait La mauvaise habitude; les habitués étaient légion. Pris par la frénésie de la découverte, le groupe s'éparpilla dans les diverses pièces, si bien que T. se retrouva seul au milieu d'inconnus, dans une ambiance électro qui glissait ses notes convulsées sous la moindre parcelle de peau. Obsédé par cette histoire de chat et toutefois perméable aux sons il se mit à danser, malgré lui. Dans son corps un désir impétueux, physique, coulait jusqu'au bout de chacun de ses membres. Les jambes les bras la tête qui se vide: tout s'actionne violemment et le voilà enivré sur la piste.&lt;/p&gt; &lt;p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"&gt;Absorbé par la danse il ferme les yeux, sourit. Ne connaître personne ici le désinhibe totalement. La musique le drogue. La danse le drogue. La présence des autres, moite. Les idées noires s'effacent. Il s'élève vers les cimes d'un monde sans pensées. Son corps se dévêt de son esprit. Il est la musique. Il est la danse. En lui et hors de lui. Il serait heureux. Les autres autour de lui sont dans un état semblable. Des filles le regardent, charmées par l'étranger. Il ouvre les yeux. Les voit. Leur sourit. Il referme les yeux et repart de plus belle. La musique. La danse. Le tourbillon de sensations qui grouille dans ses veines.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7081539760602514651?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7081539760602514651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/extrait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7081539760602514651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7081539760602514651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/extrait.html' title='Extrait'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5841208744804781372</id><published>2011-03-11T06:00:00.000-08:00</published><updated>2011-03-18T04:37:51.020-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Boîte à artiste</title><content type='html'>Il parle de lui. Tout le temps. A tous les temps. Surtout au  plus-que-parfait. Son art insipide le fait se pâmer d'émoi devant son  moi, tandis qu'il débite sans fin des louanges mielleuses qui collent au  cerveau, caramels périmés qui donnent la nausée.&lt;br /&gt; " Ma vie extraordinaire, mon art fantastique. Tout ce que je fais est  bon. C'est à me demander si je suis un humain et non un dieu déchu qui  ferait pénitence en se mêlant à vous."&lt;br /&gt;Son génie, malheureusement,  reste confidentiel: seul en profite son entourage saoul qui crache  quelques compliments à chaque création.&lt;br /&gt; Il est artiste, certes, mais de la catégorie la plus courante qui soit:  les artistes incompris. Tout ça parce que le monde n'est pas à sa  hauteur. Le doute est un concept qui jamais n'est venu frapper à sa  porte. "Le doute est la bêtise des faibles."&lt;br /&gt;Peut-être bien qu'un jour il sera reconnu. Peut-être même que ce jour le  public en liesse entendra un gros BOUM: il aura explosé, gonflé à  outrance de sa suffisance. Par terre on cherchera des morceaux de sa  personne, du génie déchiqueté, des parcelles de beauté. Les gens se  déchireront pour en avoir un bout, qu'ils mettront dans leur poche, dans  une boîte d'amulettes. Les artistes souvent finissent dans des boîtes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5841208744804781372?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5841208744804781372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/boite-artiste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5841208744804781372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5841208744804781372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/boite-artiste.html' title='Boîte à artiste'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2031298962326893133</id><published>2011-03-09T07:35:00.000-08:00</published><updated>2011-03-09T07:37:18.955-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Porto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Librairie Lello</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR"&gt; L'architecture néo-gothique subjugua d'emblée leurs yeux avides de découverte. Entièrement boisée à l'intérieur, la librairie se trouvait éventrée par un magistral escalier dignement torsadé, tapissé d'un rouge luisant, semblable à une gigantesque arabesque ambrée qui grimpe vers le ciel. Ce lieu était tout bonnement magnifique aux yeux de n'importe quel amateur de livres. Le bois ciselé, travaillé, conservé, luisait d'une patine charmante et entretenue. En haut de l'escalier on pouvait voir un plafond en vitrail sur lequel était inscrit Decus in labore -honneur dans le travail. Le bois semblait doré mais bien plus noble que celui de l'église. A l'étage, derrière des vitres vieilles reposaient des volumes anciens, grimoires étrangers semblant faits de poussières et prêts à tomber en lambeaux si une main impie osait les toucher. Il y régnait une quiétude respectée par les touristes nombreux; même les flashs frénétiques de leurs appareils photo ne pouvaient atténuer la beauté majestueuse de ce lieu hors du temps. Des lustres pyramidaux nimbaient d'une lueur orangée les rayons bien remplis, bien classés, regorgeant de livres en attente de parents. Le plus fascinant demeurait l'escalier qui, vu d'en haut, donnait l'impression d'un colimaçon sanglant plongeant dans les entrailles d'un savoir lettré.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2031298962326893133?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2031298962326893133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/librairie-lello.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2031298962326893133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2031298962326893133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/librairie-lello.html' title='Librairie Lello'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7280163549376356521</id><published>2011-03-07T00:25:00.000-08:00</published><updated>2011-03-09T07:35:13.584-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Liquidation d'hémisphères</title><content type='html'>Installe-toi. Confortablement. Une bière. Un sachet de chips. On se charge du reste. Contente-toi de garder les yeux ouverts, et de zapper. Ta cervelle, c'est notre affaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- PRELAVAGE&lt;br /&gt;Quelques pubs guillerettes, surcolorées, dégoulinantes de bonheur, sourires, dents blanches, cheveux brillants, familles unies, planteront ce vœu pieux dans ta tête: trouver demain ces produits dans ton supermarché. Ces produits inutiles qui te rendront meilleur.mangerbouger.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- PROGRAMME DELICAT&lt;br /&gt;Des séries mièvres dont les acteurs nuls combleront ta vie par procuration, des intrigues insipides qui te feront rêver. Des jeux dont les potiches sont plus sexy que ta femme. Le joueur peut gagner jusqu'à un dixième du salaire du toxico qui présente! Un jour tu seras joueur. Ta réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- PROGRAMME SYNTHETIQUE&lt;br /&gt;De belles infos. Toute l'horreur du monde, chez toi, dans ton salon! Cadavres assurés. Famines qui auront la saveur de tes chips. Problèmes économiques. Misère sociale. Familles explosées. Toi tu en as de la chance.&lt;br /&gt;Ca y est, ton cerveau ramolli se sent déjà plus propre. Fin des infos: une star au visage botoxé et au regard avide, servie sur un plateau, viendra te convaincre de voir son dernier film. Un sanglot dans la voix, de l'argent plein la tronche, elle te fera craquer. Demain tu iras voir son film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ESSORAGE&lt;br /&gt;Décisif. Nouvelle flopée de pubs, au cas où les premières n'auraient pas suffi à marteler tes désirs. Mêmes produits. Mêmes sourires. Impression de douce familiarité.&lt;br /&gt;Météo: ah ça! Le temps qu'il a fait, qu'il fera, on ne se moque pas de vous.&lt;br /&gt;Tirage du loto. Ca tourne dans tous les sens. Tous ces chiffres oh la la! Tu n'as pas joué mais tu perds quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une bonne dose d'ASSOUPISSANT au parfum d'ailleurs.&lt;br /&gt;Téléfilm sous les tropiques avec de beaux seins sans esprit. Policier haletant (une seconde bière est bienvenue). Show pailleté, chanteurs sur le retour d'un néant musical. Du playback, on s'en fout on n'est plus à ça près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois lessivé, deux options s'offrent à ton cerveau choyé: te coucher ou t'endormir ici. La seconde solution est la meilleure: ainsi dans ton sommeil -au demeurant stupide- les jingles berceront ton inconscient tout autant qu'ils le percent. Comme ça, pas de doute pour les produits demain.&lt;br /&gt;Elle est belle ta vie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7280163549376356521?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7280163549376356521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/liquidation-dhemispheres.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7280163549376356521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7280163549376356521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/03/liquidation-dhemispheres.html' title='Liquidation d&apos;hémisphères'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-6737451927816535014</id><published>2011-02-16T07:11:00.000-08:00</published><updated>2011-02-16T07:19:42.704-08:00</updated><title type='text'>Partir, etc.</title><content type='html'>L'absence est déjà là bien avant de partir. Pesante quoiqu'impalpable.&lt;br /&gt;Dans ses yeux, dans ses gestes, dans les mots qui ne sortent pas de sa bouche, avortés par pudeur. Tous ces riens sont l'absence à venir.&lt;br /&gt;A quoi bon les mots.&lt;br /&gt;L'anticipation des départs est une drôle d'ineptie.&lt;br /&gt;A quoi bon. Rien à faire. Sûrement au creux de l'homme, nichée dans ses gènes hérités des cavernes, l'anticipation fait son nid, inconsciente, incrustée.&lt;br /&gt;Rien à faire. Le temps qui rétrécit. A quoi bon le savoir.&lt;br /&gt;Partir c'est mourir un peu: bof.&lt;br /&gt;Attendre, ça oui, c'est mourir un peu. Attendre en sachant que.&lt;br /&gt;Attendre parce que le départ a eu la bonne idée sournoise d'être programmé.&lt;br /&gt;Les moments pernicieux qui précèdent l'absence en sont en fait la suite, l'inévitable projection, le reflet en avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il est là avec toi mais vous savez tous deux que ce Il s'évadera bientôt.&lt;br /&gt;Sa silhouette dans le fauteuil, la cigarette qui lui au bout de ses doigts, tout cela n'est qu'un souvenir en cours.&lt;br /&gt;On le sait. Les secondes cavalent, s'effilochent en filles faciles pour n'être qu'une ombre de sensation. L'ombre dure un peu tu sais.&lt;br /&gt;Demain, dans ce fauteuil, il n'y aura que son image que tu auras cru bon d'imprimer dans ton cœur.&lt;br /&gt;Une image. Une ombre. Ce n'est pas si mal.&lt;br /&gt;On s'attache à des choses autrement inutiles. Alors pourquoi ne pas s'accrocher à un souvenir en cours.&lt;br /&gt;Nous ne sommes que des hommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-6737451927816535014?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/6737451927816535014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/partir-etc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6737451927816535014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6737451927816535014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/partir-etc.html' title='Partir, etc.'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8439631727763224205</id><published>2011-02-15T07:10:00.000-08:00</published><updated>2011-02-15T07:12:31.083-08:00</updated><title type='text'>Le vieux dans l'oreille</title><content type='html'>Tête sur l'oreiller, tu cherches le repos comme d'autres un un sens à  leur vie. Sur le fond noir de tes paupières, de drôles d'images  abstraites palpitent clignotent s'agitent dans tous les sens à la  manière d'étourneaux fous qui jamais ne se posent. Ca valse ça  tressaille. Des points colorés se croient psychédéliques. Des points  colorés se prennent pour des idées sautillantes incohérentes errantes.  Bonjour le calme.&lt;br /&gt;Mais le pire est -comme toujours- à venir. Tu ne le veux pas, ne l'a pas convié.&lt;br /&gt;Badam! Le festival commence.&lt;br /&gt;Badam! Badam!&lt;br /&gt;Il est là. Le vieux avec sa canne.&lt;br /&gt;Niché dans le fin fond de ton oreille folle, le vieux commence sa  marche. Le bruit est d'abord loin, comme un vieux rêve éteint qui surgit  d'une broussaille de pensées confuses.&lt;br /&gt;Il est en forme le vieux. Son rythme est rapide, jamais il ne fatigue. Il doit être bien petit pour passer sa vie là.&lt;br /&gt;Sur la toile noire des paupières complices, tu te le représentes.  Minuscule, longue barbe, visage comme une vieille pomme, bouche  inexistante, vêtements sans couleurs, pantalon certainement en velours  élimé. Un sourire, enfin, une grimace sympa. Il s'en fout d'être vieux.  Il ne mourra qu'avec toi. Coriace le vieux.&lt;br /&gt;Badam! Badam!&lt;br /&gt;Tu es adulte maintenant. Tu veux bien croire, du moins faire semblant de  croire, que ce battement dans l'oreille n'est que le fruit de  pulsations sanguines. Qu'importe, tu ne peux t'empêcher. Il a bond dos  le sang. Il a bon dos le cœur. Toi tu sais la vérité. Cette histoire de  sang qui pulse, c'est pour rassurer les gens. Toi tu sais qu'on a tous  un vieux dans notre oreille. Il clopine avec sa canne, on ne l'entend  pas tout le temps. Seulement quand on essaie de n'avoir plus de pensée.  Il se pointe. Toujours en rythme, infatigable, il arpente les  circonvolutions labyrinthiques de nos douces oreilles en volutes.&lt;br /&gt;Il est juste le temps de notre vie qui passe. Tant qu'il marche, tout va bien.&lt;br /&gt;Badam! Badam!&lt;br /&gt;Peut-être qu'après ta mort toi aussi tu deviendras un vieux d'oreille. Si possible d'une jolie fille.&lt;br /&gt;Etre une pulsation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8439631727763224205?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8439631727763224205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/le-vieux-dans-loreille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8439631727763224205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8439631727763224205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/le-vieux-dans-loreille.html' title='Le vieux dans l&apos;oreille'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8361706451641377601</id><published>2011-02-13T13:12:00.000-08:00</published><updated>2011-02-13T13:55:44.737-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Under the gloaming</title><content type='html'>Darkness in your mind&lt;br /&gt;The night as a fallen coat&lt;br /&gt;Some ashes are tickling&lt;br /&gt;Some crushed dreams&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Twilight under the eyelid&lt;br /&gt;The fire is controlled&lt;br /&gt;Until you kneel down&lt;br /&gt;Until the last show&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No need for panic&lt;br /&gt;The lust is endless&lt;br /&gt;Stardust is bitten&lt;br /&gt;And you're the anvil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Just ask your devil&lt;br /&gt;To bring you some tears,&lt;br /&gt;To wash you grey soul.&lt;br /&gt;DON'T SPOIL THE SOFTENER&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8361706451641377601?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8361706451641377601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/under-gloaming.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8361706451641377601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8361706451641377601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/under-gloaming.html' title='Under the gloaming'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2391647097996857457</id><published>2011-02-11T07:37:00.001-08:00</published><updated>2011-02-11T07:37:52.795-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>A la dérive</title><content type='html'>Elle touche le ciel du bout des yeux&lt;br /&gt; Touche ta bouche&lt;br /&gt; Prend la fuite vers le rien étoilé des illusions qui bercent&lt;br /&gt; Dérive sur l'horizon que dessine ton sourire&lt;br /&gt; Saut de l'ange dans ton enfer&lt;br /&gt; Le vide comme le creuset d'une vanité sans fin&lt;br /&gt; Touche ta bouche&lt;br /&gt; Précieuses sensations dans leur écrin de peau&lt;br /&gt; Vanité du baiser chimérique, cruellement consommé&lt;br /&gt; Baiser comme on respire&lt;br /&gt; Deux bouches pour souffler l'âge du temps qui passe&lt;br /&gt; Le vent&lt;br /&gt; Vient ponctuer le rêve&lt;br /&gt;Suspension&lt;br /&gt; Balayer tous les leurres&lt;br /&gt; Restent quelques poussières&lt;br /&gt; Nichées aux commissures&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2391647097996857457?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2391647097996857457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/la-derive_11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2391647097996857457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2391647097996857457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/la-derive_11.html' title='A la dérive'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5615344538603404695</id><published>2011-02-09T06:50:00.000-08:00</published><updated>2011-02-09T10:59:08.034-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>La mégalomanie</title><content type='html'>Juché sur sa connerie, il contemple le monde qui ne le mérite pas.&lt;br /&gt;Le sourcil se relève, l'œil se veut arrogant alors qu'il n'est que bête,  gonflé de suffisance. La posture altière et le sourire narquois n'ôtent  rien à la fadeur qui dévaste son visage.&lt;br /&gt;Il apostrophe le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ô monde! Tas de merde sans nom qui ne me comprends pas, tu n'auras pas  ma perte! Je suis un pur génie et mes cimes sont si hautes que le  commun des mortels ne les voit qu'embrumées. Jamais à ta surface un être  aussi doué que moi n'a usé son essence. Parfois, je me rabaisse à  comprendre mes semblables mais c'est peine perdue. Monde, j'ai mille  idées par jour et ne dors que trois heures par nuit. Mais mes pauvres  idées tombent dans l'oreille des sourds, dans le cerveau sans fond des  cons qui pullulent. Je suis un incompris. Monde, tu pleureras le jour où  je mourrai, mais il sera trop tard! Monde, je ris, je ris de me sentir  tellement au dessus! Monde, je te conchie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fier de sa diatribe que trois pigeons semblent écouter en tortillant le  cou, il redresse son col et tente de descendre de son tas de connerie.  Las! Le tas est haut et notre pauvre ami se trouve condamné à rester supérieur. Qu'importe, après tout: sa connerie, on l'apprivoise, on l'aime, et elle nous le rend bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5615344538603404695?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5615344538603404695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/la-megalomanie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5615344538603404695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5615344538603404695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/la-megalomanie.html' title='La mégalomanie'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4163463196821528859</id><published>2011-02-07T05:55:00.000-08:00</published><updated>2011-02-09T10:59:26.337-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Brain appeal</title><content type='html'>Elle te fait du pied de biche effarouchée, cambriole tes yeux de ses  gestes envolés ponctués d'ongles rougis par une chimie brillante.&lt;br /&gt;La courbe de sa moue fait le tour de tes rêves et emballe les mots d'un velours caressant.&lt;br /&gt;Elle dit n'importe quoi. Rectification: elle pourrait dire n'importe  quoi. Une poule a mangé mon petit frère. Les hommes sont des gros  abrutis. Je rêve de toi toutes les nuits. Quoiqu'elle dise tu trouves ça  sublime, parce qu'abruti, tu l'es.&lt;br /&gt;Peut-être que les copains la trouveront moche et bizarre. Les copains un peu cons tu sais.&lt;br /&gt;Toi, c'est vers la page 15 que tu es tombé dedans. Sans même l'avoir vue, seulement en l'ayant lue.&lt;br /&gt;Tu es tombé, mouche dans la toile de ses mots qui courent sur  huit cents pages comme des dératés; des mots décapités mais tellement  touchants. Ce n'est pas sur son corps que tu fantasmes autant mais bien  sur son cerveau.&lt;br /&gt;Elle te fait du pied de biche effarouchée. Infraction commise: elle a pété ton coeur.&lt;br /&gt;Tu baises sa bouche et tout ce qu'elle écrit infuse dans tes sens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4163463196821528859?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4163463196821528859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/brain-appeal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4163463196821528859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4163463196821528859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/brain-appeal.html' title='Brain appeal'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3751483138486571657</id><published>2011-02-06T08:16:00.000-08:00</published><updated>2011-02-06T08:24:12.395-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Ce qui de toi me manque</title><content type='html'>Peau laiteuse. La boire.&lt;br /&gt;Dessous, le sang azur cavale en sillons délicats.&lt;br /&gt;Peau blême qui fait pâlir les anges envieux.&lt;br /&gt;La boire la croquer la cribler de caresses.&lt;br /&gt;Ciel délavé sous la paupière lourde.&lt;br /&gt;Rester sous sa pluie chaude.&lt;br /&gt;Bouche ourlée rouge, ses perles quenottes.&lt;br /&gt;Son arc de cupidon cambré en diable.&lt;br /&gt;Cheveux odorants dédorés adorables.&lt;br /&gt;Mes pauvres sens ont soif.&lt;br /&gt;Ils tremblent, en manque de toi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3751483138486571657?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3751483138486571657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/ce-qui-de-toi-me-manque.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3751483138486571657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3751483138486571657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/ce-qui-de-toi-me-manque.html' title='Ce qui de toi me manque'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1743812315425920528</id><published>2011-02-05T05:29:00.000-08:00</published><updated>2011-02-06T08:23:57.393-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Pulsion</title><content type='html'>Les basses pulsent. Ton coeur. Tout. Tourbillonne. Les alentours ne sont  que des formes mouvantes comme toi. Un maelström. Visages corps verres  femmes hommes. Tout est confondu. Tout n'est que pulsion. Regards corps  bouches. De nombreuses zones d'ombre, attirantes forcément.&lt;br /&gt;Danse. Oublie. Bois. Oublie. Vis. Oublie.&lt;br /&gt;L'ivresse polymorphe se dilue dans tes membres déjà à l'abandon. Ton  cerveau s'apparente à un stroboscope facétieux. Un éclair, puis la nuit.&lt;br /&gt;Les basses pulsent et tu n'es qu'une pantomime d'humanité. Tu tires sur  le plaisir une bouffée d'évasion. Loin. Tu as décollé de toi depuis des  heures qui sont peut-être des jours ou des années.&lt;br /&gt;Danse. Si tu t'arrêtes tu meurs. Si tu t'arrêtes tu...&lt;br /&gt;Les basses ne palpitent plus. A l'extérieur du moins. Dans les tréfonds de ta folie, la musique jamais ne s'arrête.&lt;br /&gt;Danse. Ne te réveille pas.&lt;br /&gt;Les autres te regardent et ne voient pas. Ils te voient immobile. Leur  regard ne dépasse pas les limites de la chair. Car c'est bien là, loin,  très loin sous la peau, que tu danses comme une bacchante qui a traversé  les siècles.&lt;br /&gt;Ils ne savent pas écorcher la réalité, la racler jusqu'à l'os.&lt;br /&gt;Tes yeux vers l'intérieur, eux ne sont pas aveugles.&lt;br /&gt;Danse. Laisse les dire. Ces mots qui jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1743812315425920528?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1743812315425920528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/pulsion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1743812315425920528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1743812315425920528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/pulsion.html' title='Pulsion'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1312590142916402669</id><published>2011-02-02T14:12:00.000-08:00</published><updated>2011-02-02T14:14:27.023-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Sweet sleep</title><content type='html'>Son manteau tombe, sombre et froid, miroitant par endroits. Jeté sur tes  épaules d'un geste léger et souple que tu n'as vu venir.&lt;br /&gt;Un premier frémissement, une impression diffuse engourdit ton échine  pendant que le silence galopant fend l'air et tes oreilles. Tout se  feutre et s'oublie.&lt;br /&gt;La plume sur la feuille frissonne quelques mots soufflés par sa venue.  Le visible s'endort et l'immuable vient toquer à ta cervelle, en invité  tardif que l'on n'attendait plus.&lt;br /&gt;Sur leurs pattes veloutées, des questions l'escortent. Des questions  sans sommeil, absurdes et décousues, qui marchent comme des fillettes  hagardes, démunies. Tes paupières empesées s'emmêlent les pinceaux pour  continuer de voir ce qui déjà s'efface.&lt;br /&gt;Le vide, chaleureux, chuchote à tes oreilles: &lt;i&gt;Ne crains rien mon enfant, rien n'est grave par ici. Ce n'est que la nuit.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Appelés par cette voix, tes rêves intimidés tentent une approche douce.&lt;br /&gt;Ce n'est que la nuit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1312590142916402669?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1312590142916402669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/sweet-sleep.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1312590142916402669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1312590142916402669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/sweet-sleep.html' title='Sweet sleep'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-125594913592368595</id><published>2011-02-02T00:41:00.000-08:00</published><updated>2011-02-06T08:23:37.467-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Le sot et l'élastique</title><content type='html'>Elle les croyait solides, inusables, de cette matière extensible et  luisante dont sont faits les objets qui durent toute une vie. Une chair  impérissable. Une force impérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que. Jusqu'à ce que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pieds d'argile, hélas, ne sont pas l'apanage des seuls colosses.&lt;br /&gt;Toi, par goût pervers du jeu, tu grattais, tu tirais, arrachant de tes  ongles, de tes dents la pellicule fine afin qu'elle s'effrite, se  morcelle à la manière d'un émail vieilli, déjà presque poussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que. Jusqu'à ce que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n'étaient que les cordes d'un instrument délicat, sur lequel tu  tapais sans demander ton reste. La mélodie d'abord fit entendre quelques  couacs. Par la suite un larsen lancinant sonna.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que. Jusqu'à ce que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu tires sur ses nerfs comme sur un élastique qui t'amuse follement.&lt;br /&gt;Jusqu'à ce que l'élastique te claque au visage.&lt;br /&gt;Visage en sang, des larmes, une hargne qui ronge tes entrailles putrides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne chatouille pas les nerfs impunément.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-125594913592368595?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/125594913592368595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/le-sot-et-lelastique.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/125594913592368595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/125594913592368595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/02/le-sot-et-lelastique.html' title='Le sot et l&apos;élastique'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2095484381320104281</id><published>2011-01-29T08:01:00.000-08:00</published><updated>2011-02-06T08:23:12.058-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Par la meurtrière</title><content type='html'>Un jour l'espoir se jeta par la fenêtre de tes yeux. Etait-ce un crime  ou un suicide? Nul ne le sut. Toujours est-il que personne jamais ne  parvint à le ranimer une fois qu'il fut au sol. Sa bouche était béante  et son corps déchiqueté niait toute existence.&lt;br /&gt;Son cœur jamais ne fut reconquis.&lt;br /&gt;Et les personnes autour passaient sans compassion; leur regard s'égarait sur des rêves factices.&lt;br /&gt;Et tes yeux en hauteur contemplaient le massacre, les paupières comme  les rives d'une abîme maussade. A la lisière des cils une pluie fine  perla, rosée  presque invisible qui jamais ne s'évapore.&lt;br /&gt;Et ta bouche muette se mua en rictus imprimé, tatoué, un sourire inversé, une balafre triste.&lt;br /&gt;Sur ton visage amorphe l'amertume creusa des sillons réguliers; un paysage morne fleurissait sur tes joues.&lt;br /&gt;De ton pied sans scrupules tu écrasas les restes, non sans un plaisir fou.&lt;br /&gt;Tu érigeas l'aigreur en maîtresse divine, te réfugiant dans l'alcôve de  ses bras de sirène, avide de téter ses mamelles toxiques.&lt;br /&gt;Tu aurais du clore tes yeux et t'abreuver de leurs songes, plutôt que de claquer la porte de ton âme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2095484381320104281?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2095484381320104281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/par-la-meurtriere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2095484381320104281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2095484381320104281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/par-la-meurtriere.html' title='Par la meurtrière'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2076811526661333029</id><published>2011-01-28T05:54:00.000-08:00</published><updated>2011-01-29T08:07:03.155-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>L'aube en suspens</title><content type='html'>Sa démarche est erratique. Sûrement sa jambe plus courte que l'autre.  Plus que la normale. Mais ce déhanchement en chemin, tout de même! A chacun de ses gestes ton cœur en écho bondit, à la manière  de ces balles folles pour enfants. Une chorégraphie s'orchestre avec  brio: un déhanché, une balle dans le cœur, un déhanché, une petite  douleur, un déhanché et tu meurs. Tu meurs dedans.&lt;br /&gt;En train de partir, sans se retourner: on n'est pas dans un film, on  n'est presque plus dans la vie. Tu n'as pas droit à ce retourné de tête  joliment chevelu, à ce regard en point d'interrogation. Non, tu as droit  au déhanché, qui vaut tous les regards et tous les tournés de tête.&lt;br /&gt;Demain. Demain elle te dira si elle... Si elle.&lt;br /&gt;Tu rentres chez toi.&lt;br /&gt;Te couches.&lt;br /&gt;Regardes par la fenêtre le ciel noir.&lt;br /&gt;Tes yeux ne cillent pas de la nuit.&lt;br /&gt;Rien n'est plus long que l'attente de l'aube.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2076811526661333029?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2076811526661333029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/laube-en-suspens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2076811526661333029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2076811526661333029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/laube-en-suspens.html' title='L&apos;aube en suspens'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7614280752199232014</id><published>2011-01-26T08:31:00.000-08:00</published><updated>2011-01-29T08:06:10.766-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Peinture'/><title type='text'>SAMO</title><content type='html'>Tu es un enfant. Noir. Tu n'es qu'un enfant. Un môme dont les tripes au  bout des pinceaux coulent, dégoulinent pour venir dévaster une toile  trop vide. Tes tripes sont colorées. Les yeux et les bouches que tu  offres sont toujours béants. Comme ta plaie. Tu n'es qu'un enfant.&lt;br /&gt;Une souffrance. Tu la portes la transportes la transcendes par le truchement de l'art.&lt;br /&gt;Sur la toile l'enfant qui n'a pas tant grandi superpose les couches, comme autant de revanches que tu prends sur le monde.&lt;br /&gt;Tu ratures. Griffonnes. Raturer ou griffonner la vie pour la rendre évidente.&lt;br /&gt;Sombre et ludique. Empli de vie de mort.&lt;br /&gt;De l'énergie. Celle du désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'aurais-tu été sans la peinture? Un mort-vivant peut-être, comme beaucoup. Qu'aurais-tu été sans la drogue? Une âme moins peinée. Peut-être.&lt;br /&gt;Tes œuvres crient ou rient. Ton regard est lointain, proposant au réel une sublime hyperbole.&lt;br /&gt;Tu es mort et tes toiles ont la force des astres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7614280752199232014?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7614280752199232014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/samo_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7614280752199232014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7614280752199232014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/samo_26.html' title='SAMO'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8965552525961635811</id><published>2011-01-23T06:20:00.001-08:00</published><updated>2011-01-29T08:06:49.682-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Variations</title><content type='html'>Elle effleure du mâle lors de chaque voyage au bout de la nuit. Quel que  soit l'étranger à la peau de chagrin, la promesse de l'aube se fait  toujours attendre et la douleur est telle que l'amant ne provoque qu'une  illusion comique. Car les nourritures terrestres et les illuminations  ne suffisent plus à la femme rompue; la nausée se glisse, fourbe, dans  un cœur simple qui se meut alors en machine infernale. Elle préfère, à  la confusion des sentiments, avoir le diable au corps. En espérant la  vingt-cinquième heure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8965552525961635811?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8965552525961635811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/variations.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8965552525961635811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8965552525961635811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/variations.html' title='Variations'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4700457761048208777</id><published>2011-01-17T00:20:00.000-08:00</published><updated>2011-01-30T15:15:00.373-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Fuckmi!</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Elle promène son chien avec délectation, comme si au bout de la laisse une partie d'elle-même se pavanait, recueillant les regards, l'attention, les sourires conquis.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La bête a tout pour plaire. Dodue et rassurante, les poils longs et soyeux plus blancs que l'Immaculée Conception, une bouille avenante qu'une frange bien taillée humanise un peu plus. On la regarde tout le temps.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  Le jeu de sa maîtresse : l'emmener au jardin d'enfants ou à la sortie des écoles. Au bout d'une minute, à la manière d'une mécanique bien huilée, un mioche approche. La mère ou le père, sourire tatoué, le surveille de près (avec les chiens il faut faire attention hein).&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Oh maman tu as vu! Il est trop  rigolo! Je peux le caresser?&lt;/p&gt; - Demande à la dame mon chéri.&lt;br /&gt;- Mais bien sûr, il ne mord jamais!  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Et le chien le câline, jappe gentiment, et la maman regarde, attendrie, son chérubin chéri jouer avec un être qui finalement ressemble à l'être humain.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Il est doux comme une peluche!  Comment il s'appelle?&lt;/p&gt; - Fuckmi.  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; La mère ne sourit plus. D'un coup. Commissures des lèvres qui tombent comme des virgules.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Fuckmi! Fuckmi! T'es vraiment trop  mignon!!!&lt;/p&gt;  - C'est bon ça suffit maintenant on  y va.&lt;br /&gt;- Mais je veux jouer avec Fuckmi!&lt;br /&gt;- Non non, on dérange la dame là.  D'ailleurs madame je ne vous félicite pas!  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Madame rit allègrement et regarde l'enfant partir de force, la main de sa mère comme une laisse bien serrée.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Maman si j'ai un chien un jour je  l'appellerai Fuckmi!&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Madame rit. Madame sait qu'en ce bas monde le rire souvent se perd.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4700457761048208777?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4700457761048208777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/fuckmi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4700457761048208777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4700457761048208777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/fuckmi.html' title='Fuckmi!'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7591009473712588849</id><published>2011-01-16T09:30:00.001-08:00</published><updated>2011-01-29T08:04:42.946-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Les yeux fermés</title><content type='html'>Les mains croisées sur la poitrine.&lt;br /&gt;Closes les paupières.&lt;br /&gt;Rose la bouche.&lt;br /&gt;Il est le dormeur qui semble mort, le mort qui semble dormir.&lt;br /&gt;Où est la limite.&lt;br /&gt;Quels rêves fait-il.&lt;br /&gt;Il songe ou pas du tout.&lt;br /&gt;Quelques tressaillements vont se glisser sous ses joues pâles.&lt;br /&gt;Quelque émotion trop vive va venir gonfler son buste creux.&lt;br /&gt;Un souffle va surgir, même fragile.&lt;br /&gt;(On ne sait pas)&lt;br /&gt;On croit.&lt;br /&gt;Oui. Croire est facile.&lt;br /&gt;Croire et attendre. Les deux mamelles de l'espoir niais.&lt;br /&gt;Closes les paupières.&lt;br /&gt;Moins rose la bouche.&lt;br /&gt;Tu crois et tu attends.&lt;br /&gt;Depuis l'éternité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7591009473712588849?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7591009473712588849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/les-yeux-fermes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7591009473712588849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7591009473712588849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/les-yeux-fermes.html' title='Les yeux fermés'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-6483197625063963961</id><published>2011-01-13T06:42:00.000-08:00</published><updated>2011-01-16T09:27:51.434-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Extrait</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Avant de franchir la porte de l'immeuble décrépi, le jeune homme lança aux nues un regard noir, rancunier. La voûte céleste lui répondit de la même manière: aucune étoile, aucune lune n'était décelable, seulement une pâleur diffuse hésitant entre l'orange sale et le gris: le ciel de paris dans une nuit d'automne.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Dans le couloir qui menait à la fameuse salle musicale, il sentit déjà s'avancer, impétueuse et autonome, monstre invisible et grouillant de vi(c)e, une odeur chamarrée de tabac, de haschich, d'alcool et de sueur. Théo était plus que sensible aux odeurs: elles étaient pour lui des êtres à part entière, des fantômes, des ombres qui l'enivraient souvent. Le souvenir lascif du parfum d'Emeline vint frapper son esprit. Il secoua la tête, subterfuge improbable pour fuir les sensations et les réminiscences.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Il inspira un grand coup les saveurs saturées et pénétra comme chez lui dans la pièce bruyante. Ils étaient tous là, en musique, indifférents tout d'abord à son intrusion coutumière, tous pris par la mélodie qui coulait dans leurs veines pour venir s'épancher sur leurs instruments et inonder la pièce de sons envoûtants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Avec un délice d'abord timide puis impétueux, il se laissa porter par les notes lugubres. Et il sut gré à la musique de le détendre un peu, d'effacer doucement les idées noires qui jonchaient sa cervelle. Emeline disparaissait de ses pensées pour céder la place à une quiétude sans visage, sans couleurs et sans mots, seulement la musique qui coulait sous le derme.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-6483197625063963961?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/6483197625063963961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/extrait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6483197625063963961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6483197625063963961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/extrait.html' title='Extrait'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4193321735543996834</id><published>2011-01-10T00:32:00.000-08:00</published><updated>2011-01-16T09:27:30.804-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>La ligne de flottaison</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;mp { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sous l'eau.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sous la ligne de flottaison.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Où le solide est submergé.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les idées bleuissent&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;et les limites de la peau deviennent  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;deviennent presque rien&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;une bulle&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;une caresse,&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;tu voles sous l'eau,  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;tu valses sans encombres,&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;dénuée du pesant&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;dénuée de toi.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu n'es que nuée&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;liquide en mouvement,&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;mue par l'eau,&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;mue par le vide.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Plus de pensée.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pensées coulées.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une forme de félicité bleue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il faut bien émerger.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;BUT TONIGHT GONNA BE A GOOD GOOD NIGHT&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu entends ça tu replonges.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4193321735543996834?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4193321735543996834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/la-ligne-de-flottaison.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4193321735543996834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4193321735543996834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/la-ligne-de-flottaison.html' title='La ligne de flottaison'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7833832149321851638</id><published>2011-01-05T07:51:00.000-08:00</published><updated>2011-01-07T04:24:28.614-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Décrépie</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans l'eau du miroir papillonnent ses iris mouillés. Encore fleur. Juste un peu vieille.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle maquille sur son visage le crime mixte de la nuit et du temps. Les instruments précis, les matières couvrantes et néanmoins légères enduisent habilement les trop flagrants délits. Autour de l'œil. Au bas des joues. Un peu partout en fait. Et encore, elle a de la chance: elle a la chirurgie. Sans cela, ses traits déjà vieillis seraient en perdition, dessineraient un brouillon inversé. Le chef d'œuvre, c'était avant. Elle n'admire aujourd'hui que le brouillon soigné de la noble beauté qu'elle fut.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sa moue est une voilure gonflée, rebondie, un appel aux baisers ou à d'autres voyages. Même jeu pour les joues. Non, ce n'est pas si mal. Bouche rouge. Joues rosées. Yeux sertis de cils soyeux et volubiles. Une coulée de cheveux noirs.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;D'un air inquisiteur, son reflet se rapproche. Inspecter le regard. Encore pétillant. Derrière les prunelles, les flammes de la crainte. Celle de ne plus plaire, de ne plus être écoutée. Avant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Avant, dès qu'elle ouvrait la bouche, même pour respirer, les oreilles masculines s'ouvraient à la manière de la glace qui craquèle. Un bonheur tel qu'elle ne le goûtait pas.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle embrasse son reflet. Indulgente. Un nuage de buée.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Non, ce n'est pas si mal. Juste un peu vieille. Encore fleur. Elle ne fait pas ses trente ans.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7833832149321851638?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7833832149321851638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/decrepie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7833832149321851638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7833832149321851638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/decrepie.html' title='Décrépie'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8453565082526599643</id><published>2011-01-04T02:01:00.000-08:00</published><updated>2011-01-07T04:24:45.187-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Eloge de l'alcool</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans le fin fond du verre juste en train d'être bu, le liquide sirupeux dessine un horizon facile et vacillant; en une grande lampée le firmament frémit puis file vers la bouche goulue comme la terre sèche.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans le fond du verre tu ne vois plus rien, que des possibles en suspens et des troupeaux de rêves qui paissent paisiblement dans les champs de ton âme.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Avalé l'horizon. Disparues les limites.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tantôt couleur de sang ou ambré comme le miel, fait de fruits ou de plantes ou de céréales sapides, souvent tu le savoures dans un délice long comme une agonie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'ivresse est une maîtresse que tu veux mystérieuse, aguicheuse et distante, sans cesse sur le fil entre passion charnelle et amour platonique. Qu'elle ne soit qu'une promesse chuchotée à tes sens, promesse qui suffit à t'en rendre fou. Qu'elle soit une inconnue aux contours indécis, fantasmée de toutes pièces, une ivresse rêvée.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un peu comme ces filles que tu aimes d'autant plus que tu ne les baises pas.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8453565082526599643?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8453565082526599643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/eloge-de-lalcool.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8453565082526599643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8453565082526599643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2011/01/eloge-de-lalcool.html' title='Eloge de l&apos;alcool'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3294561414894507634</id><published>2010-12-27T07:12:00.000-08:00</published><updated>2010-12-27T07:16:07.128-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Extrait</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;La fragrance enjôleuse qui la caractérisait se suspendit dans la pièce lorsqu'elle la quitta.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Partait-elle vraiment? Peut-être bien que son ombre sinueuse demeurait, épiait le silence qu'elle abandonnait. Peut-être possédait-elle des dons de magie douce, elle qui semblait connaître les arcanes d'un monde invisible aux mortels.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Son parfum trottait dans les narines et s'accrochait à l'âme soudain saoule.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Emeline quittait la pièce et la pièce elle-même devenait endeuillée, perdait de son éclat. Pourtant il y avait tout ici pour faire du charme aux yeux. Des meubles bien choisis, luxueux et provenant de contrées lointaines; un goût bien -trop?- assuré ornait les murs, le divan, la table monumentale sur laquelle trop d'offrandes voulaient coiffer la vie d'une beauté inédite. Mais Emeline quittait la pièce et la vie s'en allait.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt; Le bouquet d'iris mauves perdait de sa fraîcheur et l'éclat du noyer se voilait d'ombre terne. Posant bien malgré lui son regard sur le décor, il finit par penser -peut-être même par dire- une chose curieuse: &lt;i&gt;Elle n'est pas humaine&lt;/i&gt;. Quand bien même elle pare sa splendeur de mille artifices, une humaine n'opère pas de sortilège tel que tout devient fané et fade lorsqu'elle quitte un lieu.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;S'approchant de la table il renifla nonchalamment un iris, pour chasser de son coeur l'odeur de l'absente. D'un geste volontaire il renversa le vase, le bouquet s'écroula et coula dans son eau. Voilà, se dit-il, voilà qui est bien mieux: ces iris m'insupportent.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Une ombre soyeuse qu'il avait oubliée grimpa alors sur la table, avança prudemment, les pattes comme les chaussons d'une danseuse timide, et vint de sa truffe survoler le désastre. Le chat lança vers son maître un regard rond et doré qui semblait dire: Cela ne suffit pas! Ce n'est pas en renversant un ridicule vase que tu la feras revenir!&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Je sais, je sais! Maugréa le maître qui parlait haut et seul.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt; Le maître du chat (si tant est qu'un chat ne soit pas plutôt maître) s'appelait Théo. Ses parents avaient voulu user de modernité pour prénommer leur fils d'un diminutif un peu bête, et beaucoup de Théo étaient nés la même année que lui, ce qui l'agaçait énormément.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Il alla chercher une éponge, un torchon et un sac pour nettoyer frénétiquement son forfait.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt; Il avait rencontré Emeline à une de ces soirées où il ne voulait pas aller, organisée par des amis comédiens et artistes, de jeunes gens à la fois pleins d'espoir et d'aigreur. Depuis cette soirée il ne dormait presque plus. C'était six mois auparavant.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;Le chat inspecta la table pour vérifier que le nettoyage n'avait pas laissé quelques brisures de verre ou quelque eau légèrement croupie -l'odeur forte de l'eau des fleurs ne lui déplaisait pas. Il se lécha la patte pour mettre fin à l'inspection et se coucha mollement sur le rebord de la table, faisant fi désormais de son maître comme si ce dernier était déjà parti.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt; Au grand miroir rectangulaire qui surplombait le divan, Théo offrit une moue hautaine: la lèvre supérieure retroussée en un rictus animal, son regard à la fois accusateur et diverti par une coquetterie convergente, ses cheveux bruns bouclés en bataille infernale: tout cela dressait le portrait d'un diablotin charmant, vêtu élégamment, la chemise et le pourpoint aussi sombres que le reste. Le reflet satisfait finit par se sourire. Il n'y avait là aucun narcissisme, plutôt le plaisir de trouver une adéquation entre son apparence et les méandres d'une âme torturée. C'est d'ailleurs, pensait-il, cet aspect ténébreux qui avait plu à Emeline. Avant qu'elle ne parte. Le sourire du reflet retomba aussi sec.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt; D'un geste leste qui n'avait rien à envier au félin domestique, il s'empara d'un trenchcoat , noir forcément -un de ceux qui découpait à merveille sa silhouette, l'enfila, gribouilla de ses mains excédées un semblant de coiffure dans la broussaille noire qui lui servait de chevelure, et partit à son tour en délaissant le chat, le parfum d'Emeline, le vide qu'elle laissait. La porte de l'appartement claqua comme une gifle.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3294561414894507634?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3294561414894507634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/12/extrait_27.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3294561414894507634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3294561414894507634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/12/extrait_27.html' title='Extrait'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1566848528568140503</id><published>2010-12-15T01:36:00.000-08:00</published><updated>2010-12-17T00:11:52.917-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Loin sous la peau</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Glisser sous la peau, s'y griser, s'iriser des mille feux qui consument tes sens pulvérisés, &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;S'enivrer du venin voluptueux qui déborde de tes veines sifflantes vipères vaniteuses,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Susurrer à ce sang de somptueuses promesses saturées de désirs sans cesse inassouvis,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Prendre la bienséance et lui tordre le cou, lui tordre tous les membres, torpiller sa pudeur,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ceindre de barbelé le front marmoréen de la vertu trop triste, la déniaiser sans fin sous sa robe hypocrite,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Déjouer les joufflus pièges à péchés avec jubilation,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Rêver sans s'arrêter,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Vivre jusqu'à la lie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1566848528568140503?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1566848528568140503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/12/loin-sous-la-peau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1566848528568140503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1566848528568140503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/12/loin-sous-la-peau.html' title='Loin sous la peau'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7606400038460654819</id><published>2010-12-05T10:39:00.000-08:00</published><updated>2010-12-17T00:11:40.859-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>La langue, avec ou sans.</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;S'exprimer. Ahum. Oui oui, s'exprimer. Ca sonne un peu subversif. On s'exprime comment alors? Avec la langue. Ahum.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien. La langue. Pour s'exprimer. Je vais vous dire: elle a bon dos la langue. Essaie avec un sentiment, de l'exprimer, tu vas voir. Même la plus riche, même la plus fleurie ou la plus nuancée, même celle qui offre trois mots pour désigner une chose. Peanuts! Pas moyen. Pas assez de mots on vous dit!&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Néanmoins on est fier. On est humain et nos ancêtres ont inventé la parole, la langue, pour décrire. Tout. Oui oui. Avec les mots tout est descriptible. Tu parles! Vaste supercherie qui sur des millénaires étend sa vacuité. Il y a même des professionnels. Il y a même des dictionnaires, oui monsieur, entre 60000 et 80000 mots, rien que ça! Ca fait riche. Ca fait complet. Et toi tu es incapable de décrire un sentiment! Tu te fous de nous? Même les couleurs des arbres, tu n'y arrives pas?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle a bon dos la langue. C'est juste l'humain qui est pauvre. Amputé de quelque enchantement qu'il croit avoir connu. Un paradis perdu. Un paradigme, oui. L'homme n'est peut-être qu'un étranger.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors, docilement, tu attends la chute de la nuit. Qu'elle drape d'ombres ton incapacité à bien nommer les choses. Elle tombe vite. Tout est gris. Toi aussi tu te grises.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La nuit. La seule issue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7606400038460654819?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7606400038460654819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/12/la-langue-avec-ou-sans.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7606400038460654819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7606400038460654819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/12/la-langue-avec-ou-sans.html' title='La langue, avec ou sans.'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1747481802677689958</id><published>2010-11-30T08:31:00.000-08:00</published><updated>2010-12-06T00:58:23.298-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><title type='text'>Joute céleste</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;(île chienne&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'œil regarde sans trop voir. Des volutes blanchâtres s'effilochent lentement, fumée imperceptible rayant l'azur placide.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Invité par la mer vers laquelle il coule avant de s'y noyer, l'œil se détourne alors. Il délaisse les cieux et la paupière cille, subjuguée de lumière.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_FZx7cbqoZak/TPUon2r_RFI/AAAAAAAAFko/bo9hC8Xu96M/s1600/DSCF1042_2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 124px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_FZx7cbqoZak/TPUon2r_RFI/AAAAAAAAFko/bo9hC8Xu96M/s200/DSCF1042_2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545383181336659026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le bleu marine miroite, se casse en mille vaguelettes qui clapotent méticuleusement, ornées çà et là d'une timide crête d'écume. Sur les galets somnolents, l'eau vient et se retire, laissant entendre de drôles d’applaudissements luisants. Un bruit rond qui marie le liquide à la pierre. Un roulis de cailloux.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Rassasié, affligé par la réverbération des rayons sur les ondes, le regard cherche un repos et retourne vers la montagne mate, veloutée, sûr de s'ancrer dans du dur. Les laiteuses traînées se sont métamorphosées.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les premiers temps, ce ne sont que des chatouillements doux, de ces jeux tendres où l'on se frôle sans oser s'affronter. Des frémissements timides en guise de prémices. Quelques oiseaux téméraires viennent gifler de leurs ailes l'air maintenant épais. Gonflé, le vent s'invite à la joute céleste qu'il compte bien gagner. Indolemment, les montagnes frissonnent et les hostilités sont plus qu'entamées. Les éléments se rangent en ordre de bataille.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_FZx7cbqoZak/TPUoz2Sa9fI/AAAAAAAAFkw/bLVtj-HsgFk/s1600/DSCF1061_2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_FZx7cbqoZak/TPUoz2Sa9fI/AAAAAAAAFkw/bLVtj-HsgFk/s200/DSCF1061_2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545383387387852274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Gorgées d'eau et grises désormais, les nuées filandreuses s'accrochent ardemment à la roche, semblent y laisser des plumes, des voilettes chenues.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les monts déchiquetés, peu à peu, dissipent leurs contours, se nimbent  de brouillard, jeunes mariées brunes empesées dans leur voile.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Dans un solide silence les masses vaporeuses s'agglutinent, caracolent pour écraser la terre de leur douceur factice.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un grondement terrible sonne l'hallali d'un assaut tumultueux. Le silence s'enfuit, rapide vers d'autres horizons.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les éléments s'assaillent. L'œil abasourdi et l'oreille assourdie se font les spectateurs d'un enfer naturel. Le ciel et la pierre s'entrechoquent sans merci; chacun vient fracasser son armure sur l'autre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nul vainqueur ici.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ciel, terre et mer s'en retournent dos à dos.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1747481802677689958?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1747481802677689958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/joute-celeste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1747481802677689958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1747481802677689958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/joute-celeste.html' title='Joute céleste'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_FZx7cbqoZak/TPUon2r_RFI/AAAAAAAAFko/bo9hC8Xu96M/s72-c/DSCF1042_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3552849882673296755</id><published>2010-11-22T00:22:00.000-08:00</published><updated>2010-11-22T06:17:07.121-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>L'humain est une machine qui se lève trop tôt</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quand le matin revêt sa robe de chambre froide. Il te tire du lit par deux claques glacées.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ta tête dans la miroir. Ou l'inverse, oui, c'est ça: le miroir dans ta tête. Dans ta tête il reflète, sans trop de réflexion, des idées mal peignées, aux yeux encore bouffis, aux yeux encore bouffés par une nuit trop courte. Des mots qui balbutient à l'haleine défraichie.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;De l'eau crépite. Sur ta peau, une armée de gouttes qui martèlent les portes de ton être endormi. Obstinément. Passer dessous. Sous la peau se glisser. Crépiter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;De l'eau crépite sur ta peau. Tu te crois brin d'herbe gorgé de rosée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ta gorge justement réclame sa rosée noire. Brûlante. Du café coule. La bouche éclot. Et tes yeux, doucement, semblent recouvrer le monde.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3552849882673296755?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3552849882673296755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/lhumain-est-une-machine-qui-se-leve.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3552849882673296755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3552849882673296755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/lhumain-est-une-machine-qui-se-leve.html' title='L&apos;humain est une machine qui se lève trop tôt'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3225570933855169838</id><published>2010-11-21T06:26:00.000-08:00</published><updated>2010-11-21T06:32:46.906-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Taxidermie rêvée</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle empaillait ses songes. Elle faisait ça joliment, avec une minutie d'orfèvre, ciselant dans une matière brumeuse des formes inédites. Son but était simple: se construire une contrée onirique pour ses vieux jours. Des rêves dorés aux cauchemars suffocants: tout y passait. Par crainte d'en être démunie un jour.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors qu'elles étaient plates, en à peine deux tristes dimensions, elle s'emparait de ces enveloppes creuses pour les emplir de sa solide imagination. Elle puisait dans un magma mousseux, souvent sucré, poisseux et filandreux, de quoi gonfler ces poches amorphes, leur donner une allure folle -aux sens propre et figuré.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ses doigts souvent restaient collés, gluants. Elle les léchait et sa langue devenait un drôle d'arc-en-ciel.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle entassait ainsi une fantastique arche de Noé dans un grenier à la poussière argent. Un effrayant musée, tenu par un inconscient fertile et chamarré. Des diables, des armes tenaient compagnie à des arbres extraordinaires, des oiseaux polychromes et même parfois, oui, des humains.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sa taxidermie d'un autre genre lui permettait de survivre dans un monde qu'elle trouvait trop figé, voire empaillé. Surtout le cœur des gens: de la paille humide que plus rien n'enflammait. Alors que ses rêves, eux, étaient à deux -petits- doigts de l’auto-combustion.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce fut d'ailleurs un immense feu d'artifice qui s'offrit aux regards las des autres lorsqu'elle s'enferma dans le grenier avec un briquet. BigBang! Un prodigieux bouquet d'étincelles.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Certaines palpitent encore sur le tapis velouté de nos nuits.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3225570933855169838?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3225570933855169838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/taxidermie-revee.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3225570933855169838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3225570933855169838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/taxidermie-revee.html' title='Taxidermie rêvée'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-3090565897040955313</id><published>2010-11-19T06:11:00.000-08:00</published><updated>2010-11-19T06:50:53.599-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Extrait</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR"&gt; La chemise, pourtant légère, fondait sur la peau de Charles. Son torse palpitait, collait et se décollait du tissus fin alors que la peur, liquide et chaude, le submergeait. Une goutte de sueur, coulant de sa nuque le long de son échine, le fit sursauter: il tira. Presque malgré lui.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR"&gt;Au cours de son adolescence il avait goûté au plaisir ambigu de la chasse. Il était bon viseur et ne rata pas sa cible, qui désormais lui faisait face.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR"&gt;Dans un premier instant le docteur veuf crut que le temps se dilatait, comme cela arrive, parfois. On ne meurt pas toujours « sur le coup ». La Faucheuse laisse souvent un temps de réaction après l'impact. Comprendre que l'on meurt. Et tomber. &lt;i&gt;Ca doit être ça: Le temps se dilate parce que j'ai trop peur. Il va tomber.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR"&gt;Pas de chute. Pas de sang. Seulement ce satané sourire qui colonise l'atmosphère. Son bon sens de médecin se prend un coup dans l'aile. Abruti, il ose tirer une seconde fois. La déflagration se répète, ainsi que le phénomène. L'homme ne tombe pas, ne saigne pas, ne fait que rire.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-3090565897040955313?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/3090565897040955313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/extrait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3090565897040955313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/3090565897040955313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/extrait.html' title='Extrait'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4291776726493296441</id><published>2010-11-15T01:32:00.000-08:00</published><updated>2010-11-15T01:59:01.396-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bizarre la fille'/><title type='text'>Bizarre la fille (The End)</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ici et maintenant. Tu te (re)tiens face à elle, luttant comme un forcené pour ne pas lui offrir le spectacle -affligeant et niais- de ta bouche béante qui gobe ses paroles. La bouche n'est parfois qu'une oreille déguisée.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mâchoires serrées, cœur comprimé.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Peu de mots. A peine audibles. Elle les croque avant de les adoucir de ses lèvres infernales. Elle articule des images que tu toucherais presque. Elle parle de livres.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu te retournes dix fois pour voir ce qu'elle regarde dans ton dos. Elle a peut-être un problème. A moins que ce ne soit toi le problème.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Enivré plus qu'enhardi tu oses. Le &lt;i&gt;tu&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; a pris ses aises, comme un pacha oisif quelque peu arrogant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Pourquoi tu  regardes toujours ailleurs quand tu me parles?&lt;/p&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Plus un mot. Bien joué. Ce sont les yeux qui parlent désormais. Tu n'avais jamais vu de noisettes énervées, te voilà servi. Elle plante son regard étendard dans le terrain conquis de tes yeux abrutis. Soupire comme elle rendrait l'âme. Se lève de table. Part.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Bizarre la fille.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Heureusement tu l'as suivie.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Tu as compris.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"&gt;Elle t'a initié à la timidité.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4291776726493296441?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4291776726493296441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-end.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4291776726493296441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4291776726493296441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-end.html' title='Bizarre la fille (The End)'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4654430062854644605</id><published>2010-11-11T04:05:00.000-08:00</published><updated>2010-11-11T06:53:44.479-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bizarre la fille'/><title type='text'>Bizarre la fille (4)</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Te voilà en vadrouille, le cœur en bandoulière et tous les sens exsangues. Sur ton visage flotte, flemmard, un air d'animal empaillé -figé dans son abrutissement. Dans ta cervelle trottine un galopin intrépide connu sur le bout des doigts, son numéro de téléphone. Beaucoup de 6 qui caracolent, endiablés. Tu dégaines ton portable, prêt à tout dézinguer, pris par la frénésie du fou sans camisole. Les flammes de la démence peuvent bien lécher ton âme, tu n'as plus rien à perdre, surtout pas la fierté.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu n'as évidemment pas reçu son livre depuis tout à l'heure. Tu l'appelles quand même. Que les choses soient claires. Tu veux la voir.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Aucune surprise ne veloute sa voix.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle dit oui.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour un peu tu la croirais facile.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4654430062854644605?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4654430062854644605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4654430062854644605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4654430062854644605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-4.html' title='Bizarre la fille (4)'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-638504318085867036</id><published>2010-11-09T01:43:00.000-08:00</published><updated>2010-11-09T04:30:47.336-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bizarre la fille'/><title type='text'>Bizarre la fille (3)</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La fille est partie, en même temps qu'un coup de pied dans le ventre de la lampe rivale. Tu refuses d'être le seul à disjoncter. Que tout craque après tout!&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tu souffles un peu, balances quelques bouquins par terre. C'est de la douceur refoulée. Ca défoule. Tu te crois à l'abri. La porte de la librairie s'ouvre, tu es prêt à rugir sur le pauvre chaland. Tu manques de t'étouffer: c'est elle qui revient. Elle a oublié un livre, qui désormais git au sol, ses pages ébouriffées. Elle plante ses noisettes pleines de points d'interrogation dans ta face déconfite. Elle regarde la lampe anéantie, le massacre insignifiant dont elle est responsable. Vous avez un problème monsieur? Ton cœur sur le point de se rendre se coince dans ta gorge. Tu balbuties non non. Tu ramasses le livre, le lui donnes. Elle sourit et repart. Tu es un pauvre con.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-638504318085867036?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/638504318085867036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/638504318085867036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/638504318085867036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-3.html' title='Bizarre la fille (3)'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8082816487450289672</id><published>2010-11-06T07:16:00.000-07:00</published><updated>2010-11-07T03:09:08.241-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bizarre la fille'/><title type='text'>Bizarre la fille (2)</title><content type='html'>Tu t’imagines lampe. Tête abat-jour, cœur ampoule; plus que l’interrupteur, elle est l’électricité. Faut dire qu’elle regarde cette lampe en s’adressant à toi, dessinant à la noisette un triangle amoureux bancal.&lt;br /&gt;Tu la zieutes, de profil en train de te parler. Tu vois bien que la bouche colore quelques mots qu’évidemment tu n’entends pas trop, parasité par des palpitations loufoques. Ses paroles se ponctuent par une moue marrante, les commissures de sa bouche s’arquent sans arrêt pour mettre entre parenthèses ce fruit pour l’instant défendu. Une cerise. Avec les noisettes du dessus tu commences à divaguer, à te croire devant un Arcimboldo vivant. Et ses cheveux châtaignes… STOOOP!&lt;br /&gt;Fin de ses paroles. Son regard glisse de la lampe bête vers toi. Un de tes sourires niais que tu ne contrôles pas fait office de réponse, la cerise s’entrouvre sur des quenottes ivoirines. En toi un truc fait crac (le cerveau ou le cœur, ta carcasse, qu’importe).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8082816487450289672?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8082816487450289672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8082816487450289672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8082816487450289672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille-2.html' title='Bizarre la fille (2)'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5402134396501461620</id><published>2010-11-04T01:56:00.001-07:00</published><updated>2010-11-05T14:46:22.426-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bizarre la fille'/><title type='text'>Bizarre la fille</title><content type='html'>Elle ressemble à un film qu’on ne comprend pas -mais qu’on aime bien. Toujours l’impression d’avoir raté cinq minutes, un événement presque invisible, un truc qui expliquerait tout. Toujours l’impression que dans quelques instants elle sera ailleurs, si ce n’est déjà le cas. Tu lui parles, elle te regarde, avec des pommettes en warning qui te rendent fou. Ce rose, là, d’un coup, sous ces noisettes qui se prennent pour des yeux, tu y crois.&lt;br /&gt;Elle te parle, elle te répond, et là c’est une autre affaire: son regard n’est plus sur toi, les noisettes se fixent sur autre chose: un objet, une lampe, un mur, tout mais pas toi. Elle parle à la lampe, au mur, etc. Un peu comme une aveugle, les yeux fixes droit devant. Tu regardes la lampe, le mur, etc, et t’aurais bien envie de tous les exploser pour récupérer la lueur des noisettes fuyantes.&lt;br /&gt;La folie commence ainsi, parfois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5402134396501461620?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5402134396501461620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5402134396501461620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5402134396501461620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/bizarre-la-fille.html' title='Bizarre la fille'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2577859491409465406</id><published>2010-11-01T02:21:00.001-07:00</published><updated>2010-11-01T12:20:22.667-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie'/><title type='text'>Etreinte</title><content type='html'>Le ciel était liquide et le spleen vaporeux&lt;br /&gt;Diluait dans les airs un rire ou un sanglot&lt;br /&gt;Qui venaient, lactescents, crépiter sur ta peau,&lt;br /&gt;Exaltant les saveurs d’un parfum capiteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réfugiée dans l’alcôve irisée de tes yeux,&lt;br /&gt;Ma bouche se lovait, s’abîmait - et les mots,&lt;br /&gt;Des métaux en fusion, si délicats émaux,&lt;br /&gt;Coulaient comme ces jours que l’on prétend heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’inédites saveurs inondaient tous nos sens,&lt;br /&gt;Nous baignions tous deux dans l’insane indécence&lt;br /&gt;De nos corps en offrande au dieu souvent cruel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette ludique extase habillait notre sort&lt;br /&gt;Du costume moiré d’un plaisir trop charnel.&lt;br /&gt;Ne flottait entre nous qu’un rougissant remords.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2577859491409465406?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2577859491409465406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/etreinte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2577859491409465406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2577859491409465406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/11/etreinte.html' title='Etreinte'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7996932562852957335</id><published>2010-10-25T01:58:00.000-07:00</published><updated>2010-10-26T00:24:25.550-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits'/><title type='text'>Extrait</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;C., compagnon d'infortune s'occupa de moi comme une mère débauchée. Nous sortîmes trop. Le désir inassouvi électrisait mes pauvres chairs. A bientôt quarante ans nous enterrâmes notre jeunesse dans un fébrile regain de grand n'importe quoi. Nous écumions tout. Nous écumions les limites.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je poussai même le vice, insane que j'étais, à séduire d'autres filles. Séduire les limites.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Leurs prénoms je ne m'en souvenais pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je baisais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sans conviction. Mécanique maussade. Simulacre imbuvable dans lequel on se perd. Une drogue. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Baiser. Le verbe est encore trop beau pour désigner la chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je forniquais. Bestialement. Evacuer, épuiser le désir au fond de filles que je plaignais de me connaître. Cette baise-là avait une saveur amère de médicament. Obliger de prendre pour apaiser. Frôler la révulsion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Des corps. Comme ceux qu'elle a connus. Après la mort de l'autre. Des corps gavés de vie, débordés par le désir. Des corps-exutoires aux traits polymorphes, sur lesquels se colle un amour absent. Des corps placebo. Des corps au goût de rien. Du stupre. Pour noyer l'amour. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Farandoles d'extases pauvres, de jouissances misérables. Torsions, râles, soupirs: le cortège était là. Pas le cœur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7996932562852957335?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7996932562852957335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/extrait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7996932562852957335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7996932562852957335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/extrait.html' title='Extrait'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-2612255355971298292</id><published>2010-10-20T01:40:00.000-07:00</published><updated>2010-10-21T09:58:10.403-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Porto'/><title type='text'>La ville grise</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Dans le gris de Porto, il y a de l'ombre évidemment. De cette ombre un peu triste qui pare les façades d'un poussiéreux nuage. De cette ombre du passé qui se colle aux monuments plus éternels que leurs architectes. Ainsi, certains immeubles paraissent abandonnés, délaissés par la vie au coin de quelque rue, attendant dignement qu'une main bienfaisante vienne leur redonner la splendeur d'autrefois. Les édifices oubliés dessinent le décor d'une ville hors du temps. Des boutiques démodées, aux vitrines vieillottes, se font l'écho d'un âge où les souvenirs s'imprimaient seulement en noir et blanc. Mais la nuit ces façades, fantômes d'habitations, aidées par d'artificielles lueurs, recouvrent une splendeur que l'on dirait gothique. Déchiquetant les lumières, les pierres reprennent vie pour une courte éternité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Dans le gris de Porto, on trouve un blanc douceâtre. Le blanc palpable du brouillard qui, lorsque le coeur lui chante, recouvre la cité de son manteau humide. On dirait Londres parfois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les humains deviennent ombres, les objets s'humanisent. Alors l'opacité offre un tableau voilé où l'imagination peut à l'envi se dévergonder.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Dans le gris de Porto, il y a la couleur perle, irisée de mille feux selon l'humeur de l'heure. Il s'agit du Douro, dont le chatoiement offre, à qui savoure le temps, un kaléidoscope allant du bleu cobalt au gris le plus noirâtre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Dans le gris de Porto on découvre parfois des aurores rosées, des crépuscules oranges, si l'on flâne plus loin au bord de l'océan. Quand les vagues échevelées ne sont pas déchainées par une rageuse tempête, l'oeil apaisé découvre une mer toute placide aux accents bleus du ciel sur laquelle les mouettes aiment à parader. Mais quand l'orage gronde, ces mêmes oiseaux marins goûtent à un autre jeu : elles se laissent porter, le ventre rebondi, les ailes dures comme l'acier incurvées avec force, par le vent leur ami.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; On prend un plaisir rare, et un peu effrayant, à observer ces armées ailées qui, le jour comme la nuit, règnent sur la ville sans se soucier de nous. On perçoit leur rire, on suit leur mouvement et l'on goûte un instant à leur pleine liberté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Si l'orage apparaît, le bleu de l'océan devient gris infernal, violemment violacé, les vaguelettes se déguisent en montagnes d'écume qui effraient les marins. La nature, simplement, reprend plaisir à vivre et le vent fracassant devient plus fort que l'homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Dans le gris de Porto, il y a celui des caves, ces antres de liqueur où le touriste se plait à perdre quelque raison. On entre sous la terre, on hume le marc de raisin, on zieute les tonneaux en écoutant d'une oreille distraite les secrets de fabrique de ce vin éponyme. Puis on goûte au nectar dans ce décor fait d'ombres. Et le gris monte à l'âme, escorté par la saveur boisée d'un autre siècle, comme si notre esprit s'enfouissait lui aussi au coeur des fûts de chêne. Le spleen de Baudelaire ne nous paraît pas loin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Dans le gris de Porto, selon l'humeur loufoque d'une météo lunaire, vous verrez les nuages venir clore la ville, muraille moutonneuse. Ce gris vous attristera peut-être mais la chaleur des gens, opiniâtres et sincères, saura vous consoler, bien plus qu'un soleil jaune. Et le gris, tout d'un coup, vous paraitra plus clair, retrouvant sa lumière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Tous ces gris de Porto, il faut les distinguer. Il faut les traverser, comme autant de rideaux d'une apparence morne. Car le gris n'est pas un : il est sombre, il est clair, il est perle ou bleuté. Il offre à l'œil expert une palette chamarrée et confère à la ville un grand supplément d'âme. Se laisser griser par ce gris peu maussade est l'une des expériences les plus enrichissantes pour nos sens éveillés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Car le gris de Porto se goûte, se sent, se touche. Il possède son brouillard, son air amoureux de nos peaux et son parfum iodé. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Il garde enfoui en lui les couleurs éternelles de l'écharpe d'Iris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-2612255355971298292?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/2612255355971298292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/la-ville-grise.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2612255355971298292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/2612255355971298292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/la-ville-grise.html' title='La ville grise'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-9005487305585477445</id><published>2010-10-12T00:53:00.000-07:00</published><updated>2010-10-20T03:06:02.073-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Chasse-pensées</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Ca &lt;span lang="fr-FR"&gt;vole.&lt;/span&gt; Ca rampe. Bourdonne. Grouille. Fourmille. Bzzz... Grrr... Frttt...&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les diurnes se heurtent avec fracas aux vitres de l'hermétisme. Les nocturnes font éclater leurs ailes à la pleine lune, dans un crépitement odorant adorable. Crrrr... Pop!&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Urticantes parfois. Inoffensives aussi. D'aucuns les trouvent nuisibles. Pourtant indispensables. D'aucuns les voudraient toutes semblables, ce serait plus facile. Mais voilà : l'éventail de leurs formes -du grotesque au sublime- s'ouvre sur l'infini.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ethérées le plus souvent. Un souffle les balaie, une gifle les étale.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Leurs ailes irisées papillonnent sur le réel. Leurs gros yeux à facettes contemplent goulûment le monde survolé.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;D'un fertile néant leur larve éclot soudain, se cherche puis perce enfin le nébuleux cocon, laisse le jour colorer leur molle chrysalide. Parfois on les saisit.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ca vole. Ca rampe.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils ont bien essayé de créer de sales armes pour les anéantir. Elles sont encore fortes. Le répulsif pour pensées n'a pas noyé nos âmes de son insipide venin.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-9005487305585477445?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/9005487305585477445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/pensees-chassees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/9005487305585477445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/9005487305585477445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/pensees-chassees.html' title='Chasse-pensées'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-6419073567159102388</id><published>2010-10-06T05:15:00.000-07:00</published><updated>2010-10-08T03:01:16.222-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>L'âmécanique</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lui ne bronche pas. Statique. Masculin. Froid comme le marbre. Machine. L'attente est sa nature. Il attend qu'on le touche. Il attend qu'on le tape.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elle, la folle virevolte. Avec ses cinq jambes et sa peau douce, elle fait la danse des sept voiles en s'approchant de lui. Elle hésite, trouve autre chose à toucher, fait du rangement autour de lui, puis convoque son reflet, un peu gauche. Elles sont deux.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Lui, statique toujours, mais grouillant d'impatience. Lustré, il attend qu'elle le patine. Il voit ces deux oiseaux qui bientôt fondent sur lui. Sous sa glace il sent bien qu'une sorte d'amour voit déjà le jour. Une attraction d'aimant, démente. Le contact imminent. S'il pouvait, il bougerait pour se rapprocher d'elles. Des secondes les séparent.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Plumes satinées elles atterrissent. Lui, un peu plus tétanisé. Elles vont le faire exister. De leur union naîtront des mots des phrases des sensations humaines des gens des effacements des coquilles. Elles soufflent une vie qu'il n'acquerra jamais, mais qui le touche. Sans elles il ne donnerait rien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Elles touchent tapent pianotent s'impatientent enchainent les pas d'une danse que personne ne maîtrise, une valse endiablée. Elles suspendent une de leurs jolies jambes dans une hésitation toute féminine. Elles font des grands écarts, des pointes, des entrechats, des pas chassés sur lui qui crève d'amour.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le cliquetis des touches se fait roucoulement transi. Il est touché. Il n'est là que pour ça.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Vagabondes elles repartiront. Mais reviendront. L'attente est sa nature.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les machines n'ont pour âme que celle qu'on leur offre.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-6419073567159102388?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/6419073567159102388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/lamecanique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6419073567159102388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/6419073567159102388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/10/lamecanique.html' title='L&apos;âmécanique'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-713964797655012588</id><published>2010-09-27T01:47:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T02:13:02.367-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Porto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Cinq minutes dans la vie d'une mouette</title><content type='html'>&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sous mes yeux, la plaque d'acier ondoyante que vous appelez mer. Des frisettes blanches coiffent les vagues d'une mise en plis farfelue. J'ai une belle envergure mais les ailes me tirent et mon poitrail palpite trop vite. Je suis vieille. Des rivages comme mirages se dessinent au loin. Peut-être du repos, peut-être le dernier.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'aperçois mes sœurs, en rang d'oignons rebondis et plumeux; elles attendent. Quoi? Moi-même je l'ignore. L'air marin, les saveurs d'un chalutier, une pluie poissonneuse ou simplement que le jour ne se lève plus. Elles attendent, les plumes frémissantes sous la caresse du vent.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Elles rient comme des folles à mon arrivée, certaines miaulent même, le bec en angle droit et l'œil rond circonspect. Ce rire-là n'est pas gentil. Je les connais. Si je me laisse mourir au milieu d'elles, je sais qu'avant demain elles dévoreront sans vergogne ma carcasse. Cannibales marins.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je survole une dernière fois la liberté avant de me poser. Le rocher qui m'accueille se montre bien charitable: en son creux un poisson est venu s'échouer. Mon dernier repas. Les autres ne l'ont pas vu. Difficilement je me niche au cœur de cette roche avec vue sur la mer. Me voilà à l'abri, comme dans mon premier nid. Manger le poisson. Se reposer. Profiter une dernière fois de ce tableau au romantisme désuet qu'est le coucher de soleil sur l'eau comme un miroir. La lumière est violette. Les nuages s'effilochent autour de l'astre mourant lui aussi; ils dessinent des doigts qui tiennent sa lueur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mes yeux se plissent, je suis bien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'entends les autres rire encore. J'irai fienter sur leurs ombres.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-713964797655012588?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/713964797655012588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/09/cinq-minutes-dans-la-vie-dune-mouette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/713964797655012588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/713964797655012588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/09/cinq-minutes-dans-la-vie-dune-mouette.html' title='Cinq minutes dans la vie d&apos;une mouette'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8016699518944315409</id><published>2010-09-16T00:30:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T01:55:24.198-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Fashion Horror- Les pages logophages</title><content type='html'>Les pages défilaient sur un podium luisant. L'œil vide, décharnées, absolument sans style, elles tortillaient du cul pour attirer le chaland qui, par conformisme, criait au pur génie.&lt;br /&gt;Les pages se tournaient, s'enchainaient sans passion sur un sujet nombril. Se mettre ainsi en scène, à nu, sur deux cents pages anorexiques! Quel créateur cet auteur! Son absence de style est un style sublime! Ca parle à tout le monde! Ces pages vêtues de Je des pieds jusqu'à la tête, Shakespeare peut aller se rhabiller!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pages défilaient, maladroites sur leurs phrases vertigineuses et vaines, casse-gueule comme pas permis. Elles tiraient toutes la tronche, c'est ça aussi qui plaît! Pas de rêve, pas d'imagination, tout ça est passé de mode! De la réalité que diable!&lt;br /&gt;Aucune couleur sur l'étoffe de ces pages. La couleur, c'est vulgaire, voire même un peu sale. Du morne! Du morne! Le chaland veut des pages qui soient pires que lui! Cokées jusqu'à la moelle, ni moches ni belles, du morne on vous dit!&lt;br /&gt;Les pages continuent leur marche prétentieuse, sur un grésillement qui se veut musical. Quel génie! Non mais quel génie! Tout le monde va s'arracher ces pages, qui sont la mode même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le défilé s'achève. Les pages tortillent du cul vers leur cher créateur. Dans le fond elles lui en veulent de les avoir créées. Derrière les apparences, elles regrettent leur inquiétante blancheur. Comme un seul homme elles se jettent sur lui, leur maigre cul bien énergique. Elles l'étouffent, le dévorent, lui crachent au visage les insanités dont il les a couvertes. Elles s'engouffrent dans sa gorge pour revenir au magma, aux racines, aux entrailles insanes qui sont leur mère indigne.&lt;br /&gt;Après un affolement légitime et grégaire, le public, l'œil friand de ce final sublime, s'exclame en levant les bras au ciel: Quel génie! Non mais quel génie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8016699518944315409?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8016699518944315409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/09/fashion-horror-les-pages-logophages.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8016699518944315409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8016699518944315409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/09/fashion-horror-les-pages-logophages.html' title='Fashion Horror- Les pages logophages'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5560738287945493146</id><published>2010-09-13T01:30:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T01:54:59.110-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Des pétales de songes jonchent l'oeil somnolent</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.2  (Unix)"&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; La paupière bétonnée se hisse avec effort, empesée de fatigue, de spleen, de rêves engourdis. La pupille comme un cœur palpite, s'affole à la lumière dans un battement d'ailes, rétrécit à vue d'œil pour ne devenir qu'une tête d'épingle qui perce le réel de sa noire acuité.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le regard reposé finit par s'échouer sur un décor sans vie. BLANC. Murs. Chaise. BLANC. Aseptisé. L'air lui-même immaculé.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'œil en est agressé et lutte comme un bon diable pour ne pas se clore. Mais les paupières sont fortes, subjuguées de vie. Depuis combien de temps sont-elles restées ainsi, inactives, fermées à triple tour, placidement immobiles, quasiment minérales? Depuis combien de temps le temps n'existe plus? Une horloge blanche indique bien une heure, mais laquelle? Du jour ou de la nuit? De quel jour de quelle nuit?  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors les yeux se plissent pour distinguer les aiguilles de ce temps qui se bouffe. Les aiguilles comme des dents dans une bouche éternité. Avalent les secondes. Croquent chaque minute. Mastiquent toutes les heures.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La vue reste floutée. Sûrement trop de blanc, épais comme un brouillard, fumeux et silencieux.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le regard se balade. Gauche. Droite. Haut. Bas. Blanc. Blanc. Blanc. La vie ici ne s'incarne que dans cette mobilité ophtalmique. Mécanique. Comme les aiguilles. Tic-Tac tic-tac.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Où diable es-tu?&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5560738287945493146?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5560738287945493146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/09/des-petales-de-songes-jonchent-loeil.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5560738287945493146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5560738287945493146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/09/des-petales-de-songes-jonchent-loeil.html' title='Des pétales de songes jonchent l&apos;oeil somnolent'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7821334286915746649</id><published>2010-08-30T01:26:00.000-07:00</published><updated>2010-08-30T01:41:12.550-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mignardises'/><title type='text'>Les mots de la bouche</title><content type='html'>Les mots de la bouche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont là, serrés, grouillant, grésillant d'impatience; ils se marchent sur les pieds, jouent des coudes sans relâche pour être les premiers. Dans la gorge entonnoir, après que ta cervelle les a bien préparés, quasi-militairement, ils tressautent se hissent s'agitent dans tous les sens pour ne former qu'une boule. La boule, tantôt gonflée d'hardiesse, tantôt contrite de peur, monte et descend sans cesse. La salive, sapide, ne sait plus où aller. Elle connait bien l'issue mais la craint tout autant.&lt;br /&gt;Un effort. Une conviction. Cela ne tue pas tu sais.&lt;br /&gt;La boule, courageuse, les lâche par petits paquets emberlificotés dans le creux de ta bouche. Les voilà sur la langue désormais. Goût de méli-mélo et de papier mâché. Oui, tu préférerais qu'ils sortent sur papier. Mais, que veux-tu, avec la bouche on n'écrit pas. Ta pauvre bouche n'est pas une imprimante facile.&lt;br /&gt;Désormais ils se cognent à l'ivoire de tes dents. Perle contre perle. Les plus faibles seront donc mastiqués. Pas de justice ici. Ici c'est la jungle.&lt;br /&gt;Gonflés d'outrecuidance, ils rebondissent sur la langue et se cognent au palais, nuée d'insectes qui crépitent dans l'alcôve buccale.&lt;br /&gt;Cela suffit. La bouche est pleine. Ils ont peur, pauvres petits, que ta salive les noie, les engloutisse dans l'ombre, les ravale.&lt;br /&gt;Les dents. La salive. La gorge. L'EXTERIEUR. Que de monstres affolants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, sois courageux. Déjà tes lèvres tremblent et laissent passer un souffle frais. Ces satanées bestioles seront bientôt libérées. Ça frissonne. Ça chatouille. Le flot promet d'être prodigieux, furieusement débordant.&lt;br /&gt;Les mots sont lâchés.&lt;br /&gt;Tu parles!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7821334286915746649?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7821334286915746649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/08/les-mots-de-la-bouche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7821334286915746649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7821334286915746649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/08/les-mots-de-la-bouche.html' title='Les mots de la bouche'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7580902888854952642</id><published>2010-08-24T11:38:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:28:25.184-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Porto'/><title type='text'>Porto, encore...</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Nous parlerons de la ville. Nous ne parlerons pas des hommes. Les hommes passent et décorent, de leur main, de leur cœur. Les hommes ne sont pas pierres, et encore moins villes. Ils en sont la raison d'être, cela suffit. Par la suite elle leur échappe, gagne son autonomie sourde, grouille de ses entrailles, découvre sa vie de femme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Nous parlerons de la ville. Façades qui déchiquètent amoureusement le ciel et le brouillard, qui surgissent comme des monstres aux dents acérées, affamées. Pierres comme du basalte pareilles à des falaises.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Nous parlerons de la ville. C'est elle qui palpite. Tendez votre oreille. Ça sourd, ça bruisse, et même le silence a le droit de cité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Le fleuve fait naitre la ville, les monuments ourlent sa bouche en une cosmétique déconstruite. Les rives sont investies d'un amour tragiquement platonique; aussi quelques ponts sont venus, ça et là, enjamber le miroir polychrome de l'eau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Le pont de ferraille, tour Eiffel allongée, étend sa longue jambe grise hérissée de mil croisillons métalliques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Allons sur l'autre rive. Gaia. Gaia n'est pas Porto mais son meilleur point de vue. La distance transforme les habitats humains en maisons de poupées. Façades étriquées, colorées et bancales, aux balcons minuscules qui plient sous leur poids, fragiles suspensions. La vie des poupées est décelable au linge gonflé d'azur qui flotte aux fenêtres, voiles de bateaux qui ne partent jamais. On devine aisément les poupées qui s'agitent, fument une cigarette le soir sur le balcon. Les poupées vont et viennent, vivent et meurent, puis passent le relais à de plus jeunes poupées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Une silhouette féline parfois s'imprime sur les murs décrépis. Le chat zieute les mouettes qui le narguent bruyamment.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7580902888854952642?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7580902888854952642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/08/porto-encore.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7580902888854952642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7580902888854952642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/08/porto-encore.html' title='Porto, encore...'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-5568896353566024020</id><published>2010-07-09T02:06:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:29:27.160-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type- petite fin</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.2  (Unix)"&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.2  (Unix)"&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Grand chef sort de son antre, dérangé dans sa fonction divine. Fulmination hautaine et affligée à la vue du spectacle triste. Régression. Cour d'école. Puérilité. Débiles. Vraiment cons. L'éventail lexical de grand chef. Pour mieux nous entailler. Tout ce café perdu c'est malheureux. Le sang de Patricia n'a pas la même valeur. Il aimerait bien le boire. Les mains dans les poches je l'apostrophe. Peut-être a-t-il sa part de responsabilité dans ce maelström. Les regards de tous ne forment qu'une accusation cyclopéenne. Ne pas compter sur eux. A peine sur moi-même. La bouche bée de grand chef, trou noir hypnotisant, m'invite à l'éloquence. A l'abordage. Ouvrir les vannes. Personne. Vous entendez: personne n'a jamais osé. Alors il était temps que j'arrive. Oui je passerai dans votre bureau, cette pièce aussi glauque que vous, celle d'où vous ne voyez rien. Je partirai. Je vous laisse à votre merde. Elle semble tant vous convenir. Surtout n'ouvrez-pas les yeux. Contentez-vous de renifler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-5568896353566024020?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/5568896353566024020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/07/journee-type-petite-fin.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5568896353566024020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/5568896353566024020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/07/journee-type-petite-fin.html' title='Journée type- petite fin'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-1880111714216321489</id><published>2010-06-25T03:49:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:29:53.710-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type- Du sang dans le café</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.2  (Unix)"&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(51, 0, 0);"&gt;Voilà que les gifles s'entrechoquent gaiement. Les mains comme des diables, les joues comme Jésus. Et la civilité comme engloutie, happée, bouffée, mastiquée brutalement par la folle frénésie du règlement de comptes. Formation des clans. Bataille dérangée. Et bizarrement personne ne cherche à apaiser ce magma de rancœur qui grouille et qui déborde. Les non-dits, les jalousies et autres joyeusetés de relations humaines surgissent comme des furies. Chacun vide son sac, son sac à merde. Impression d'assister à un combat de coqs. Je parie dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(51, 0, 0);"&gt;Toute chose ayant une fin, c'est la tête de l'une, cognant sur la machine, qui vient sonner le glas  de la guerre incivile. La tête de Patricia. Le sang sur la tempe. Mais vous êtes tarés! Et, miracle mécanique, la machine remarche et fait couler à flots, dans un vide haineux, le liquide marron qui n'a plus de raison d'être. Le café et le sang.&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-1880111714216321489?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/1880111714216321489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/06/journee-type-du-sang-dans-le-cafe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1880111714216321489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/1880111714216321489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/06/journee-type-du-sang-dans-le-cafe.html' title='Journée type- Du sang dans le café'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-4515599766304739649</id><published>2010-05-12T06:16:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:30:37.788-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type-Café frappé</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Retour à la besogne. Tripalium comme on dit. « Instrument à trois pieux pour punir les esclaves rebelles. » Plus de rebelles. Mais toujours des esclaves. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Des sous à la fin du mois. Une reconnaissance sociale. Une existence. Mais pas une vie. Même le clavier a une vie plus trépidante. Tant pis. La valeur travail. Valeur cravache. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Têtes dans l'écran. Osmose usante. 14h30.&lt;br /&gt;Remue-ménage autour de la machine à café. Borborygmes mécaniques. Machine usée. Dramatique. Ça commence à couiner, à jacasser, à se désespérer. Non mais faut pas abuser, tout fout le camp dans ce bureau! Coups de pied, insultes. La machine comme un punching-ball pour notre détresse. Défouloir idéal, muet, imperturbable. Il semblerait que notre salut à tous se concentre sur cette chose qui nous abreuve en excitant. Il semblerait que l'insipide liquide fasse son effet même sans être là. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Ça s'excite. S'agite. Bouillonne. Révolte. Mots qui grondent et qui montent, débordent sur la main de l'un qui gifle l'autre. Pugilat frémissant surgi d'on ne sait où. Le café ne coule plus, les insultes débordent. Le défouloir machine ne fait plus le poids et c'est l'humain qui prend. Combat en règle sur le lieu de travail. Après la bête machine, c'est au tour de la routine de se casser. Pour une fois je ris.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-4515599766304739649?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/4515599766304739649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/05/journee-type-cafe-frappe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4515599766304739649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/4515599766304739649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/05/journee-type-cafe-frappe.html' title='Journée type-Café frappé'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-9007386326745970922</id><published>2010-04-19T06:04:00.001-07:00</published><updated>2010-08-25T09:30:22.677-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type. Pause humaine.</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.2  (Unix)"&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 51, 0);"&gt;12h30.12h30.12h30. Ah! Ah! Ah! La quille! Pour une heure. Déjà ça. 12H32. Cantine. Temps perdu: deux minutes. Prêt à ingérer le repas chimiquement savoureux. Arrivée d'Alex. Seul ami au milieu des collègues. Etre encore humain au milieu des machines. Bientôt papa, Alex. Se demande s'il fait bien. Qu'est-ce que j'offre à mon gosse, hein? Ce monde que je vomis par tous les pores? Réconforter Alex. Y croire pour lui. Faire semblant au moins. Pas si pourri ce monde Alex. Y a l'amour. Ta femme. Des gens bien quand même. Arguments laborieux. Ricanement reconnaissant de l'ami. Chacun est la béquille de l'autre. Soutien bancal. Soutien quand même. Au bord de l'abîme. Mastication mécanique du plastique qui nous sert de steak. Silence loquace.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 51, 0);"&gt;Les autres autour de nous: des ombres qui feignent la vie. Des vies qui frôlent l'ombre. Des tronches de trois pans de long. Quelle peine. Des écrous à la place des yeux. Un disque dur à la place du cerveau. Et une âme. Bien enfouie. Perdue dans le souvenir de jours plus gracieux.&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-9007386326745970922?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/9007386326745970922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-pause-humaine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/9007386326745970922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/9007386326745970922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-pause-humaine.html' title='Journée type. Pause humaine.'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7593807593885550139</id><published>2010-04-14T02:11:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:30:55.692-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type. Guêpe.</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Privilège inouï pour moi:poste près de la fenêtre. Fermée . Forcément. On sait jamais. Des fois que l'envie nous prendrait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt; Au bas de la vitre, une guêpe. Blessée apparemment. Difficile de savoir. Escalade laborieuse de la bestiole sur la surface trop lisse. Tension quasi-comique. Tout le mal qu'elle se donne. Pour rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt; Illusion de l'insecte:en haut, l'air libre. Réalité:en haut, rien du tout. Juste le cadre de la vitre. Guêpe chue. Qu'importe. Nouvelle ascension, plus motivée peut-être. Entêtement tragique. Frétillement à l'arrivée. Chute encore. Affolement d'ailes affaiblies. Courage débile de l'insecte. Rechute. Ainsi de suite. Cinq ou six fois. Dix fois. Cent fois. Qu'importe. Manège désespéré. Sisyphe ailé pris dans son élan sans fin. Similitude évidente avec nos pauvres vies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt; Rappel à l'ordre. Tressaillement du téléphone. Et ce dossier putain tu ne l'as pas traité encore? Si tu étais une guêpe je t'écraserais sale robot. Lire. Traiter le dossier. L'insulter quoi. Recommencer. A l'infini. Processus d'identification. Je suis l'insecte sur la vitre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7593807593885550139?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7593807593885550139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-guepe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7593807593885550139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7593807593885550139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-guepe.html' title='Journée type. Guêpe.'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-7540466962955629116</id><published>2010-04-06T08:25:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:31:22.299-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type. Suite.</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.2  (Unix)"&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Respiration. Nicotine. Caché dans les chiottes. Comme un ado. Comme une merde. Demi-cigarette chronométrée. Travail chronométré. Le temps : rendement. Gueule dans la glace. Sourire de politesse.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Robot retourne au turbin. Clignotements des yeux. Pas grave. Habituels. Dans deux heures : autre pause. Vivement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Open-space. Poulets en batterie. Inconscients de leur sort. Du grain. Du grain. Du grain. Pas d'humain.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Frétillements. Agitation volatile. Patron en colère. Ordinateur planté. Alors les poulets? Ici on se gave de travail. C'est ça la vie. La vraie. Patron poulet caquète fort. Incompris le roi des poulets. Entouré d'incapables. Coup de gueule jusqu'à nos oreilles formatées pour ça. Regard compatissant entre tous les poulets. Assistant informatique. Sûr de lui. Supérieur à tout ça. Sorte d'aigle royal. Libre. Nous survole. Petit quart d'heure de silence. Souffle retenu des poulets. Ordinateur réparé. Expiration générale. Fragilité du poulet. Sans importance. Merci Monsieur l'assistant informatique. Lui au moins il fait bien son boulot. Caquet baissé des poulets besogneux. Vol plané majestueux de l'assistant béni. Gueule de con. Le regard comme une fiente.&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-7540466962955629116?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/7540466962955629116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-suite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7540466962955629116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/7540466962955629116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-suite.html' title='Journée type. Suite.'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5639126131524208061.post-8761450622197810161</id><published>2010-04-01T03:09:00.000-07:00</published><updated>2010-08-25T09:31:50.363-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journée-type'/><title type='text'>Journée type. Début.</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Sommeil. Couché. Réveil. Sommeil. Réveil. Réveil. Debout. Sol froid. Tête retournée. Rêves fugitifs. Grésillement. Lumière. Saveur. Café. Clope. Goût du réveil. Routine matinale. Comme un oiseau. Ou une machine. Automatique. Pas de pensée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Vivre quoi. Pas si facile. Musique. Nerfs. Défoulement. Sale tête du miroir. Rafraîchir. L'haleine. La gueule. Bonne figure. Carapace enfilée. Biscuit croqué. Vitaminé. Riche en magnésium et en fibres. Belle jambe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Métro. Odeurs trop chaudes. Visages maussades. Jumeaux. Rassurants. Vivants paraît-il. Misère humaine. A portée de main. Zéro regard. Compassion inutile. Comme des chiens. Des moutons. Taper l'ignore. On sait jamais. Le malheur : contagieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Bureau. Bonjour. Salut. Ça va. Ça va. Enfin. Pas vraiment. Pourquoi le dire. Rien à foutre au final. Altruisme de politesse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Ecran. Ordinateur. Présence plus rassurante que celle des collègues. Clavier crépitant. Dossiers. Lire. Incruster les yeux dans l'écran. Et vice versa. Copier. Coller. Relire. Archiver. Archiver. Archiver. M'archiver un jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Pause. Machine à café. Machine amie. Collègues machines. Café infect. Collègues idem. Blague pathétique. Rires pathétiques. Le tien compris. Vies pathétiques.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5639126131524208061-8761450622197810161?l=clemencedumper.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://clemencedumper.blogspot.com/feeds/8761450622197810161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-debut.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8761450622197810161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5639126131524208061/posts/default/8761450622197810161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://clemencedumper.blogspot.com/2010/04/journee-type-debut.html' title='Journée type. Début.'/><author><name>Klé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16870828453864213502</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp1.blogger.com/_FZx7cbqoZak/R4jjvEnvZ8I/AAAAAAAAAAM/St9fhym03Y4/S220/IMG042.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
